«Grande plume», «un guide», «un As»: le monde politique et culturel réagit au décès d’Aznavour

Les réactions affluent depuis l’annonce de la mort du chanteur français Charles Aznavour.

«Grande plume», «un guide», «un As»: le monde politique et culturel réagit au décès d’Aznavour
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Ne cachant pas leur tristesse et leur admiration pour Aznavour, les représentants du monde culturel et du monde politique n’ont pas tardé à rendre hommage au chanteur, décédé dans la nuit de lundi à dimanche à l’âge de 94 ans.

«Le vrai boss vient de nous quitter. Un guide, un maître, je vous aime Charles. Dur de ne pas pleurer. Hasta pronto señor Champagne», a posté Benjamin Biolay sur Twitter.

L’ancienne actrice Brigitte Bardot a salué en Charles Aznavour «notre As des ambassadeurs du talent dans le monde», dans un texte transmis lundi à l’AFP.

«Il était notre As immortel. Notre As des poètes. Notre As de la chanson française. Notre As de la popularité. Notre As des ambassadeurs du talent dans le monde. Il restera notre As… navour à jamais», a écrit Brigitte Bardot depuis Saint-Tropez.

Pour Julien Clerc, qui «l’admirait tellement», la tristesse est énorme. Il en va de même pour Patrick Bruel. «Que c’est triste sans toi… Tellement d’images, de partages, d’affection… Merci pour tout Charles», a tweeté le chanteur français.

Plus jeunes, Louane et Amel bent n’en restent pas moins admiratives du talent du chanteur.

Les sportifs ont également salué la mémoire d’Aznavour, et plus particulièrement son compatriote Henrikh Mkhitaryan. Le joueur arménien d’Arsenal a publié un tweet en français pour lui rendre hommage, déclarant notamment qu’un «monument nous quitte».

Le judoka Teddy Riner a également posté une photo en compagnie d‘Aznavour, accompagnée de ce message: «Un grand Monsieur, une Légende nous a quittés. Mes sincères condoléances à sa familles et ses proches».

Macron salue «ses chefs-d’œuvre» et «son rayonnement unique»

De son côté, le président Emmanuel Macron a salué le monstre sacré de la chanson française affirmant que «ses chefs-d’œuvre, son timbre, son rayonnement unique lui survivront longtemps».

«Profondément français, attaché viscéralement à ses racines arméniennes, reconnu dans le monde entier, Charles Aznavour aura accompagné les joies et les peines de trois générations», a écrit sur son compte Twitter le chef de l’État.

«Je l’avais convié à mon déplacement à Erevan pour le sommet de la francophonie, où il devait chanter», a ajouté le président dans un deuxième message.

Emmanuel Macron est attendu la semaine prochaine, les 10 et 11 octobre, dans la capitale arménienne pour le 17e sommet du monde francophone. «Nous partagerons avec le peuple arménien le deuil du peuple français», a-t-il précisé.

Le monde politique belge a également réagi à la nouvelle, notamment le premier ministre Charles Michel et Didier Reynders.

L’Arménie pleure «un fils exceptionnel du peuple»

Le premier ministre arménien Nikol Pachinian déplore, lui, une «perte énorme pour le monde entier», rendant hommage à «un fils exceptionnel du peuple arménien».

«Il est difficile de croire qu’une personne qui a créé toute une époque, qui a créé tout une histoire, l’amour, qui a servi son peuple, une personne qui a pendant 80 ans émerveillé et réchauffé le cœur de dizaines, de centaines de millions de gens, n’est plus avec nous aujourd’hui», a indiqué M. Pachinian sur Facebook, évoquant une «perte universelle».

L’artiste, né à Paris en 1924, était d’origine arménienne. Sa mère Knar et son arrière-grand-mère avaient été les seules rescapées de sa famille maternelle à l’issue du génocide perpétré par les Jeunes-Turcs à l’encontre des populations arméniennes et chrétiennes de l’empire ottoman à partir de 1915. Son père Micha, géorgien, n’avait lui pas été inquiété pendant cette page sombre du XXe siècle.

Charles Aznavour a toujours revendiqué haut et fort sa filiation avec la patrie de Noé.