Présidentielle française: Mélenchon s’est autoparrainé, Le Pen l’a offert à un autre

Il ne reste que deux jours pour réunir les 500 parrainages nécessaires afin de se présenter à l’élection présidentielle française. Les principaux candidats ont leurs parrainages quand d’autres les cherchent encore.

Rémi MARTIN
Présidentielle française: Mélenchon s’est autoparrainé, Le Pen l’a offert à un autre
Marine Le Pen a longtemps dénoncé cette barrière des 500 signatures sur laquelle son père avait buté autrefois. Elle a décidé d’apporter son soutien à un autre candidat, Henri Guaino. ©AFP

Les cinq «grands candidats» que sont Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, François Fillon, Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont bien sûr très facilement réuni les 500 paraphes. Hamon et Fillon ne se sont même pas donné la peine de s’autoparrainer pour assurer le coup, ce qu’a fait Mélenchon. Macron n’avait quant à lui pas la possibilité de la faire car il n’est pas élu.

Plus surprenant, Marine Le Pen a décidé d’apporter son parrainage d’élue européenne et régionale, deux fonctions mais un seul parrainage, à Henri Guaino. Ce député Les Républicains (droite) était l’un des principaux conseillers du président Sarkozy entre 2007 et 2012. C’est lui qui écrivait ses discours. Dans un post de blog de ce mardi, Marine Le Pen reconnaît en lui un patriote «enterré au sein de LR» par la candidature Fillon et lui apporte son soutien «dans un souci de pluralisme politique». Insuffisant toutefois pour Henri Guaino qui ne compte, avec celui de Marine Le Pen, que 18 parrainages.

Poutou refuse le parrainage de Le Pen

Marine Le Pen avait d’abord proposé d’apporter sa signature à Philippe Poutou, candidat d’extrême gauche du Nouveau Parti Anticapitaliste d’Olivier Besancenot. Ce soutien a été refusé par le principal intéressé: «Il y a des soutiens dont on se passerait bien». Il manque encore plus de 140 parrainages à l’ouvrier bordelais qui s’était déjà présenté en 2012.

François Asselineau, Nathalie Arthaud et Nicolas Dupont-Aignan sont les trois «petits candidats» qui ont réuni officiellement leurs parrainages depuis déjà quelques jours ou semaines. Asselineau est positionné à droite voir à l’extrême droite, il prône la sortie de l’euro et le désengagement français à l’international. Arthaud représente une frange de l’extrême gauche ouvriériste. Dupont-Aignan se réclame, lui, du gaullisme: patriotisme, isolationnisme et État-providence.

D’autres candidats sont proches du Graal des 500 signatures: Jean Lassale, député centriste qui avait traversé la France à pied et rendu visite à Assad en Syrie en compte plus de 450 et Jacques Cheminade, déjà deux fois candidat, qui prône la colonisation de mars et est climatosceptique, en recherche encore une trentaine.