Présidentielle française: 5 candidats ont les 500 signatures

Pour pouvoir se présenter à l’élection présidentielle française, chaque candidat doit réunir 500 signatures d’élus locaux ou nationaux. Cela peut parfois poser problème. À six semaines du premier tour, cinq candidats ont déjà réuni ces paraphes.

Rémi MARTIN
Présidentielle française: 5 candidats ont les 500 signatures
Pour avoir un bulletin de vote à son nom, chaque candidat doit réunir 500 signatures de soutien d’élus français. ©Reporters/N’DIAYE Jean-Claude

500, c’est le nombre de soutiens d’élus nécessaires à la candidature d’une personnalité à la présidentielle française. Avec plus de 36.000 communes pour autant de maires, des conseils départementaux, régionaux et les deux assemblées, ce chiffre ne semble pas si difficile à atteindre pour les prétendants.

Dans la réalité, certains n’ont aucune difficulté à réunir ces signatures. Pour d’autres, c’est une vraie campagne au long cours qui est menée. Les équipes des petits candidats se déplacent dans les petites communes ou appellent les maires pour essayer de les convaincre d’apporter leur soutien avant la date fatidique du vendredi 17 mars qui marque le début officiel de la campagne.

Les signatures n’étaient pas publiques avant cette élection. Pour la première fois, les électeurs français pourront savoir qui est soutenu par leurs élus.

5 personnalités ont déjà officialisé leur candidature

Présidentielle française: 5 candidats ont les 500 signatures
©Reporters

François Fillon (Les Républicains), Benoît Hamon (Parti Socialiste), Emmanuel Macron (En Marche), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) et Nathalie Arthaud (Lutte Ouvrière) sont pour le moment les cinq candidats officiels de la campagne à l’élection présidentielle française.

Pour les trois premiers cités, les plus connus, le suspense n’existait pas vraiment. Fillon et Hamon ont, derrière eux, deux partis puissants et structurés avec des milliers d’élus. Macron a, de son côté, réussi à rallier des élus de tous les bords qui lui ont donné son soutien.

Nicolas Dupont-Aignan et Nathalie Arthaud, mieux qu’en 2012?

Nicolas Dupont-Aignan est candidat pour la deuxième fois après 2012. Il avait réuni 1,79% des suffrages soit tout de même presque 650.000 votes. Il connaît bien la barrière des 500 signatures puisqu’il avait buté dessus en 2007, ne pouvant pas se présenter.

Il se veut l’incarnation d’une politique gaulliste. Il souhaite que la France récupère des prérogatives face à l’Europe. Il avait quitté, en 2007, le parti de droite dominé à l’époque par Nicolas Sarkozy, justement pour ces raisons, déçu de la politique pro traité européen et atlantiste. En fondant son propre parti, Debout la République, renommé par la suite Debout la France, le député s’est donné des ambitions présidentielles.

Nathalie Arthaud est l’héritière d’Arlette Laguiller qui fut la première femme candidate à la plus haute fonction en 1974. Son parti, Lutte Ouvrière, s’appuie sur des puissants réseaux locaux qui lui permettent de glaner les 500 signatures facilement pour défendre le sort des ouvriers dans cette élection.

Nathalie Arthaud est candidate d’extrême gauche pour la seconde fois. Elle avait, en 2012, réalisé un score bien plus faible que ne le faisait Arlette Laguiller. Elle n’avait réuni que 0,56% des votes soit à peine plus de 200.000 personnes, bien loin des 5,72% et 1.630.000 votants de sa prédécesseure en 2002.

Le Front National et les 500 signatures

Longtemps, le Front National a eu des difficultés à réunir ces précieuses signatures. Marine Le Pen n’hésitait d’ailleurs pas à en faire un argument de campagne en 2012 lorsqu’elle est parvenue à atteindre ce quota: «Ma présence comme candidate à cette élection présidentielle résulte d’un dur combat, un combat que nous avons gagné contre les sectarismes», avait-elle déclaré, se posant ainsi en victime d’un système qui voudrait l’empêcher de se présenter.

Le Front National a toujours réussi à présenter un membre de la famille Le Pen à l’élection depuis 1981. Ce dernier échec, qui date maintenant de plus de 35 ans, ne devrait plus se reproduire puisque le parti d’extrême droite s’appuie sur de bien plus nombreux élus locaux qui apportent leur signature de soutien à la candidate de leur parti.

De l'autre côté du spectre politique, Jean-Luc Mélenchon a déjà 356 parrainages validés.