Routes détruites et vaches coincées: les images du chaos après le séisme en Nouvelle-Zélande
Un séisme de magnitude 7,8, un des plus forts jamais enregistrés en Nouvelle-Zélande, a secoué le pays en cette fin de week-end, faisant au moins deux morts, endommageant des bâtiments et provoquant un tsunami.
- Publié le 14-11-2016 à 09h27
Ce lundi matin, plusieurs répliques du séisme ont été enregistrées, dont un nouveau tremblement de terre d'une magnitude de 6,2 sur l'échelle de Richter, selon l'Institut de géologie américain (USGS).
Selon le ministre de la Défense civile Gerry Brownlee, le bilan de deux morts ne devrait plus s'alourdir. "Je pense que s'il y avait eu des blessés graves ou plus de morts, nous en aurions entendu parler maintenant", a-t-il déclaré à Radio New Zealand. "Il semble que l'infrastructure soit le plus gros problème, même si je ne veux pas minorer les souffrances […] et la peur terrible que tellement de gens ont subi".
Plus tôt dans la journée, le Premier ministre John Key avait estimé que le bilan pouvait encore s'alourdir.
Plusieurs bâtiments ont été endommagés, tandis que certaines régions ne sont plus accessibles par la route.
Des images aériennes près de Kaikoura, un point de départ prisé pour les touristes étrangers venant admirer les baleines, ont montré des rails de chemin de fer arrachés et déplacés d'une dizaine de mètres par la force tellurique.
Des glissements de terrains ont fait tomber des centaines de tonnes de débris rocheux sur le principal axe routier du pays, tandis que des habitants diffusaient sur les réseaux sociaux des photos de fissures béantes apparues sur les routes.
Sur d'autres images, on peut aussi apercevoir des animaux pris au piège après les mouvements du terrain.
Dans les heures suivant le principal séisme, lundi peu après minuit, des centaines de répliques ont secoué le pays, certaines d'une magnitude supérieure à 6.
De puissantes vagues, certaines de deux mètres de haut, consécutives au choc tellurique initial ont frappé les côtes, a annoncé le ministère de la Défense civile. Il avait également averti dans un bulletin spécial que d'autres vagues, susceptibles d'atteindre cinq mètres, pouvaient suivre et provoquer un "tsunami destructeur", ce qui n'a pas été le cas.

