Une centaine de perquisitions en France dans les milieux islamistes

Plus de 150 perquisitions» dans les milieux islamistes ont été menées en France depuis les attentats meurtriers commis vendredi.

Une centaine de perquisitions en France dans les milieux islamistes

En un coup d'oeil

Six attaques dans Paris et sa proche banlieue ce vendredi soir

Au moins 132 personnes ont été tuées et 352 personnes ont été blessées, selon le dernier bilan dimanche soir.

Deux Liégeois et un Franco-Belge figurent parmi les victimes.

7 terroristes présumés sont morts. Trois d'entre eux sont identifiés.

L'État islamique a revendiqué les attentats. La France a répliqué dimanche en bombardant « massivement » Raqa, fief de l'EI en Syrie.

– Des perquisitions et des arrestations ont eu lieu à Molenbeek. Sept personnes ont été interpellées. Deux des véhicules utilisés par les assaillants ont été loués en Belgique.

– Deux Français ayant résidé à Bruxelles figurent parmi les auteurs des attentats meurtriers de vendredi soir à Paris. Ils sont «décédés sur place».

– La police française a lancé un appel à témoins. Le suspect visé par celui-ci est né en Belgique.

«Plus de 150 perquisitions» dans les milieux islamistes ont été menées en France depuis les attentats meurtriers commis vendredi, a annoncé ce lundi le Premier ministre français, Manuel Valls.

A Lyon, des armes ont été saisies, dont un lance-roquettes, des gilets pare-balles, plusieurs pistolets et un fusil d’assaut kalachnikov. Cinq interpellations ont été réalisées, selon une source proche du dossier.

L’état d’urgence décrété en France accroît la marge d’intervention des policiers, qui ont confirmé des «dizaines de perquisitions».

La riposte française a par ailleurs également lieu en Syrie, où les militaires de l'Hexagone ont bombardé dimanche un poste de commandement et un camp d'entraînement de l'EI à Raqa, dans le nord du pays. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une organisation présente sur place, «il y a eu au moins 36 explosions dans la nuit à Raqa», détruisant un camp d'entraînement et des dépôts d'armes.

La France, qui participe depuis un an à la coalition internationale contre l’EI en Irak, avait décidé en septembre d’élargir ses opérations à la Syrie. Les bombardements de dimanche ont été menés par dix chasseurs-bombardiers à partir des Emirats arabes unis et de la Jordanie. La France dispose respectivement de six Rafale et six Mirage 2000 dans ces deux pays.

«Cette guerre contre Daech (acronyme arabe de l’Etat islamique), elle doit se mener d’abord en Syrie et en Irak», a encore souligné Valls lundi. «Il y a aussi ce qui se passe en Libye puisque Daech (...) est implantée là-bas. C’est pour cela que je dis que c’est une guerre qui va être une guerre longue et difficile», a-t-il expliqué.

Le Premier ministre a enfin appelé les Français à une «très grande vigilance». «J’invite chacun à la maîtrise, à la prudence et à la vigilance. Oui, le comportement de chacun va se modifier par rapport à cette menace terroriste», a-t-il dit. «Cet acte de guerre, cette nouvelle guerre, car elle n’est évidemment en France pas une guerre conventionnelle, nous oblige à une attitude, à une hauteur de vue, à une mobilisation... à une très grande vigilance, à une très grande maîtrise, à du sang-froid», a-t-il insisté.

«Daech ne peut pas gagner cette guerre contre nous, mais cette organisation terroriste cherche à nous affaiblir, à nous diviser, à faire en sorte que les Français se retournent les uns contre les autres», a estimé Manuel Valls, en jugeant «plus que jamais indispensable l’union sacrée».

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