Attentats à Paris: 103 corps identifiés, encore 20 à 30 pas encore identifiés

Cent trois des personnes tuées dans les attentats vendredi soir à Paris ont été identifiées, mais «20 à 30» corps restent sans identité, a indiqué dimanche le Premier ministre français Manuel Valls.

Attentats à Paris: 103 corps identifiés, encore 20 à 30 pas encore identifiés

En un coup d'oeil

Dix mois après les attentats djihadistes contre Charlie Hebdo, six attaques présumées terroristes quasi simultanées, dont des actions kamikazes, ont été menées à Paris et dans sa proche banlieuece vendredi soir, à partir de 21h30-22h00

- Au total, au moins 129 personnes ont été tuées et 352 personnes ont été blessées, dont au moins 99 le seraient grièvement

- Deux Liégeois figurent parmi les victimes. Un Franco-Belge a aussi perdu la vie.

- 7 terroristes présumés sont morts, dont six en se faisant exploser.

- L'État islamique a revendiqué les attentats. Le président français François Hollande évoque un «acte de guerre» de l'EI

- Deux assaillants ont été identifiés. La Seat noire utilisée pour les attentats a été retrouvée à Montreuil.

- 6 gardes à vue dans l'entourage du kamikaze identifié

- Les terroristes auraient bénéficié d'aides venues de Molenbeek. Des perquisitions et des arrestations ont eu lieu dans cette commune bruxelloise. Une instruction a été ouverte dans notre pays du chef d'attentat terroriste.

- Les trois arrestations à Molenbeek sont liées à la Polo du Bataclan

- Trois jours de deuil national ont été décrétés par Hollande

- Le gouvernement belge a pris des mesures de sécurité. Le niveau d'alerte terroriste en Belgique n'a pas été rehaussé chez nous dans un premier temps, Charles Michel invitant tout de même les Belges à ne pas se rendre à Paris. Ce samedi soir, le niveau de menace a été réévalué à la hausse pour les grands événements.

«Il y a eu 103 corps identifiés, il y a 20 à 30 personnes qui n’ont pas été encore identifiées. Elles le seront dans les heures qui viennent», a-t-il précisé à l’issue d’une rencontre avec des familles de victimes, «dans un climat très lourd», selon son entourage.

Un peu plus tard, alors qu’il inspectait les forces de l’ordre à la gare du Nord, le Premier ministre a été interpellé par un homme affirmant être sans nouvelles de sa fille qui se trouvait au Bataclan le soir de l’attentat, a rapporté un journaliste de l’AFP.

«Monsieur le ministre! Depuis deux jours, je ne peux même pas avoir de nouvelles de ma fille, qui était au Bataclan. Il n’y a personne qui soit capable de me donner des nouvelles de ma fille!», s’est exclamé cet homme, alors que M. Valls était en train de discuter avec des policiers et des agents de la Société nationale des chemins de fer.

«C’est inadmissible!», a poursuivi cet homme d’une soixantaine d’années.

Le Premier ministre lui a fait signe de venir, demandant à la presse de se tenir à l’écart pour pouvoir lui parler en aparté.

Après une discussion rapide, M. Valls a demandé à un de ses conseillers de prendre les coordonnées du père de famille.

Celui-ci a ensuite donné son nom et le prénom de sa fille mais a demandé aux journalistes présents de ne pas le diffuser.

Au moins 129 personnes ont été tuées dans les attentats et plus de 350 blessées.

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