Sécurité : « Méfions-nous des mesures décidées sous le coup de l’émotion »

L’état d’urgence instauré en France peut se comprendre, estime le président de la Ligue francophone des Droits de l’Homme. Mais la défense de la liberté de vivre en sécurité sera plus efficace si elle se double d’une solidarité avec les réfugiés, et d’une plus grande cohérence de notre politique étrangère. Céder une part de nos libertés ne créerait qu’une «illusion de sécurité»

Philippe Leruth
Sécurité : « Méfions-nous des mesures décidées sous le coup de l’émotion »
Alexis Deswaef ©Reporters/HAULOT

Difficile, pour le président de la Ligue francophone des Droits de l'Homme, de «réagir face à l'horreur». Mais la lutte contre le terrorisme «est légitime, poursuit Alexis Deswaef, parce que le droit de vivre en sécurité fait partie des droits fondamentaux». Mais on ne le défendra pas, insiste-t-il, en «sacrifiant une part de nos libertés: cela ne nous donnerait qu'une illusion de sécurité».

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