Anders Breivik victime de « torture »? La police classe l’affaire

La plainte pour «torture grave» déposée par le tueur Anders Behring Breivik, mécontent de ses conditions de détention et menaçant d’une grève de la faim, a été classée sans suite.

Anders Breivik victime de « torture »? La police classe l’affaire

Le tueur d’Utoya, Anders Behring Breivik avait porté plainte en janvier 2013 contre la ministre de la Justice d’alors, Grete Faremo, et contre Knut Bjarkeid, directeur de la prison d’Ila près d’Oslo, un des deux établissements où il purge sa peine de 21 ans .

Il se plaignait d’être maintenu à l’isolement depuis son arrestation, de faire l’objet de fouilles au corps fréquentes et dégradantes, du manque d’activités récréatives ou encore des strictes limites imposées à sa liberté d’expression, des griefs qui relèvent selon lui d’une «torture grave».

«La plainte a été examinée à la lumière de la réglementation en vigueur», a déclaré à l’AFP le commissaire de police, Ingrid Wirum. «Sur cette base, nous avons conclu que ni la prison d’Ila ni les personnes citées dans la plainte ne s’était rendues coupables de quelque chose de répréhensible», a-t-elle expliqué.

Breivik pas surpris

L’avocat de Breivik a indiqué à l’AFP que son client «n’était pas surpris». «Il prend note du classement de sa plainte en dépit de l’importante documentation fournie qui atteste de la violation des règles carcérales européennes et des droits de l’homme», a précisé l’avocat, Tord Jordet. «Il ne semble pas que la police ait souhaité enquêter de façon approfondie», a-t-il ajouté.

Partageant son temps entre la prison d’Ila et l’établissement de haute sécurité de Skien (sud-est), Breivik se plaint régulièrement des conditions de détention, tombant parfois dans l’anecdotique.

Une PS3 à la place de sa PS2

Dans un courrier envoyé fin janvier à l’AFP, l’extrémiste a menacé d’entamer une grève de la faim si ses conditions de détention ne s’amélioraient pas.

Parmi les 12 exigences adressées aux autorités pénitentiaires, il a notamment réclamé le remplacement de la Playstation 2 mise à sa disposition par une PS3 et de sa chaise de bureau «douloureuse» par un fauteuil plus confortable.

Le 22 juillet 2011, il avait d’abord tué huit personnes en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo puis 69 autres, des adolescents pour la plupart, en ouvrant le feu sur un rassemblement de Jeunes travaillistes sur l’île d’Utoeya.

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