En vacances, se connecter à n’importe quel Wi-Fi public reste dangereux

On le fait tous, ou presque, mais se connecter à un réseau Wi-Fi gratuit, public, un peu n’importe où, un peu n’importe comment, est une pratique à risque.

Georges Lekeu
Réseau Wi-Fi gratuit dans une destination de vacances
Proposé comme un service commercial, le réseau Wi-Fi gratuit n'est pas toujours suffisamment sécurisé.

C’est une tentation qui nous ronge dès que nous voyageons à l’étranger : se connecter à un réseau Wi-Fi public et gratuit, histoire d’économiser de la data (3G/4G). Ça reste un réflexe, peu importe l’abolition des frais de roaming en Europe.

L’appel est souvent irrésistible. Quelques secondes suffisent pour chercher avec son smartphone l’existence d’un Wi-Fi qui semble ouvert, libre d’accès. Force est de constater que ces réseaux baptisés Free Wi-Fi, Free Wi-Fi Spot ou encore Free Wi-Fi Hotspot sont courants dans les aéroports, les centres commerciaux, les restaurants, etc.

Des pirates cachés derrière les Wi-Fi gratuits

S’ils sont courants, ils sont également dangereux, comme le rappellent à juste titre les sites web de Safeonweb.be, Kaspersky et Norton. Le Centre pour la Cybersecurité Belgique et les éditeurs d’antivirus insistent : il faut privilégier la data (3G/4G) dans toutes les circonstances et faire preuve de la plus grande prudence si jamais le Wi-Fi public est votre seule option.

« Les utilisateurs des réseaux wifi sont à la merci des pirates informatiques », estime l’éditeur d’antivirus Kaspersky sur cette page baptisée Comment éviter les risques de sécurité sur les réseaux wifi publics.

Ces Wi-Fi sont des réseaux « derrière lesquels peuvent se cacher des criminels », martèle le site Safeonweb.be.

« Non seulement ces derniers peuvent par ce moyen vous dérober des données sensibles (mots de passe, code d’accès, etc) non cryptées mais aussi infecter vos appareils (voire en prendre le contrôle) en y injectant des logiciels malveillants (malware).  De manière générale, les réseaux proposés par les hôtels ou autres établissements sont sûrs uniquement lorsque la connexion a lieu au moyen d’un mot de passe personnalisé (ou lorsqu’il est nécessaire de passer par une page d’accueil plus sécurisée). »

Bonne volonté mais sécurité défaillante

L’éditeur Norton souligne ce paradoxe, entre la volonté d’offrir un service et l’impossibilité de garantir la sécurité. « Le problème avec le Wi-Fi public est la quantité faramineuse de risques inhérents à ces réseaux. Les gérants d’entreprises sont convaincus d’offrir un service précieux à leurs clients, mais la sécurité sur ces réseaux est bien souvent laxiste, si ce n’est complètement inexistante. »

Et si jamais vous devez vraiment et absolument vous connectez à un Wi-Fi public et gratuit, « il est préférable de ne pas faire de transactions bancaires ou toute autre action importante (…) », insiste Safeonweb.be. « Évitez de créer des comptes pour lesquels vous devez introduire un mot de passe. Quelqu’un pourrait le lire et ainsi le connaître. C’est aussi pour cette raison que vous ne devez pas installer de nouvelles applications. »

Le problème des Wi-Fi publics en résumé

  • Mis à disposition par les hôtels, les restaurants, les centres commerciaux ou encore les infrastructures de transport, les Wi-Fi publics et gratuits sont souvent insuffisamment sécurisés.
  • Ceux qui utilisent ces réseaux sont à la merci des pirates et de hackers qui peuvent déployer tout un arsenal pour récupérer des informations sensibles ou injecter des logiciels malveillants sur le smartphone ou l’ordinateur connecté.
  • Il faut éviter autant que faire se peut ces Wi-Fi. Si l’on s’y connecte, il faut éviter les opérations délicates en ligne qui nécessitent d’encoder des données sensibles, comme les opérations bancaires.
  • Pour se connecter à Internet avec son portable ou sa tablette, il est possible de partager la connexion 3G/4G de son smartphone.