«L’éco-conduite peut faire gagner jusqu’à 1,5 litre au 100»

Pour diminuer leur consommation d’essence, certains Belges privilégient l’éco-conduite. Mais de quoi s’agit-il ? Réponse avec Pierre Ambinet, formateur au RACB Driving Center Nivelles.

Alan Marchal
 Pour diminuer leur consommation d’essence, certains Belges privilégient l’éco-conduite.
Pour diminuer leur consommation d’essence, certains Belges privilégient l’éco-conduite. ©EdA Mathieu Golinvaux

Pour alléger le budget consacré à leur voiture, il y a ceux qui mettent les mains dans le cambouis et il y a ceux qui lèvent le pied. Pour aider ces derniers à diminuer la consommation de leur véhicule, le RACB Driving Center donne des cours pratiques depuis une vingtaine d’années. "Et ça marche!", assure Pierre Ambinet, formateur à Nivelles.

"On peut résumer l’éco-conduite à l’ensemble des techniques qui permettent de baisser drastiquement la consommation de carburant d’une voiture, explique l’instructeur. Dans les faits, il n’y a rien de compliqué, juste du bon sens…"

Ne pas freiner trop souvent, privilégier le frein moteur, rester constant sur l’accélérateur,… Derrière le volant, quelques gestes suffisent déjà à faire des économies. "La règle d’or, c’est l’anticipation", poursuit Pierre Ambinet. "Pour peu que vous adoptiez une conduite souple et que vous regardez plus loin que le bout de votre capot, il est possible d’épargner facilement entre 0,5 litre et 1,5 litre au 100." Soit près d’une dizaine d’euros, en moyenne, sur chaque plein d’essence.

"Mais qu’on ne s’y trompe pas: l’éco-drive, ça ne signifie pas rouler à du deux à l’heure et mettre les autres usagers de la route en danger", précise le formateur nivellois. "Contrairement à certaines idées reçues, la conduite la plus économique est celle où l’on évite les arrêts inutiles. Pour ce faire, et à moins que le trafic ne l’impose, la voiture doit toujours rester en mouvement." Avec, comme intérêt supplémentaire, que "l’automobiliste, dont la vitesse moyenne sera plus élevée sur le long terme, ira plus vite d’un point A à un point B".

Un rapide retour sur investissement

Vingt ans après que la demande a explosé, les formations en éco-conduite préventive du RACB sont toujours principalement plébiscitées par les entreprises. "Les années passent mais l’objectif reste le même: économiser là où c’est possible!" Et le plus vite possible…

"Dans l’ensemble, on estime que nos formations sont remboursées dès la deuxième année", calcule Pierre Ambinet. "Avec le recul, il y a donc un intérêt réel à se former à l’éco-conduite. Malheureusement, pour les particuliers qui voient sur du plus court terme, c’est un investissement (325 euros, NDLR) qui paraît moins rentable. À tort, sans doute."

Et si elle s’impose plus facilement dans un contexte économique difficile - "Il suffit de voir le nombre de Belges qui roulent désormais sous la barre des 120 km/h sur autoroute pour s’en convaincre" -, l’éco-conduite est amenée à se développer encore dans les prochaines années. En cause, la multiplication des voitures hybrides et électriques dont la conception tourne en partie autour de la récupération de l’énergie.

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