Fin des cartes essence pour les trajets privés? «Pas une bonne idée», estime David Clarinval

Contrairement à l’idée émise par un groupe d’experts chargé de trouver des pistes pour soutenir le pouvoir d’achat, le vice-Premier ministre David Clarinval refuse de mettre fin au système de carte essence pour les trajets non professionnels.

La Rédaction de L'Avenir

Comment soutenir le pouvoir d’achat des Belges sans pour autant plomber les finances publiques? Tel est le problème auquel doit faire face le gouvernement De Croo en ce début d’été.

Réunis ce soir lors d’un kern dédié à cet épineux sujet, les ministres vont analyser les différentes pistes proposées par un groupe d’experts. Parmi celles-ci, la possibilité de mettre fin au système de carte essence, notamment pour les trajets non professionnels, ne trouve pas que des soutiens au sein de la majorité.

Interrogé ce matin sur "La Première", David Clarinval a ainsi indiqué qu’il était contre cette idée. "On souhaite avoir des mesures qui augmentent le pouvoir d’achat des citoyens et les experts proposent une taxe sur le travail et les déplacements des citoyens, regrette l’élu libéral. Je ne pense pas que ce soit une idée qui aille dans le bon sens."

S’il estime qu’il y a "de bonnes choses" dans le rapport des experts", le vice-Premier ministre estime donc qu’il y a "aussi des choses qui sont moins dans le périmètre de la demande". Résultat des courses? "On (les ministres réunis en comité restreint ce lundi soir, NDLR) devra faire le tri entre les bonnes idées et les idées moins positives. Mais cette idée-là, je ne la retiens pas."

Plutôt favorable à une aide aux entreprises "comme cela s’est fait dans le cadre du Covid", David Clarinval imagine aussi réformer la fiscalité: "Il y a moyen de soutenir le pouvoir d’achat de tous les citoyens en augmentant la quotité exemptée d’impôt, en la faisant passer de 9.000 à 11.000 euros, ce qui permettrait de donner tout de suite 2.000€ en plus à tous les citoyens qui travaillent et qui payent des impôts."