Le paiement sans contact est le favori des Belges: «Un moyen facile et pratique»

84 % des Belges préfèrent les paiements numériques. Parmi ceux-ci, ils préfèrent le paiement sans contact : le moyen de paiement le plus utilisé pour régler un achat.

Guillaume Debry
 60% des paiements par carte s’effectuent en sans contact.
60% des paiements par carte s’effectuent en sans contact. © Febelfin

Une étude menée par la Vrije Universiteit Brussel (VUB) pour le compte des partenaires Febelfin, Bancontact Payconiq Company, Mastercard, Visa et Worldline, le révèle: 84% des Belges préfèrent les paiements numériques. Depuis la crise du coronavirus, les consommateurs ont adapté leur comportement de paiement et les habitudes sont restées. "L’utilisateur trouve ce qu’il recherche dans ces moyens de paiement: la facilité, la convivialité et la sécurité, qui sont des caractéristiques essentielles de ce qu’on attend d’un paiement", explique Rodolphe de Pierpont, porte-parole de la fédération belge du secteur financier Febelfin.

L’essor du sans contact

Par ailleurs, le paiement par carte sans contact est devenu un incontournable. Mieux, c’est le moyen de paiement préféré des Belges, toutes méthodes confondues pour régler un achat. Dans les faits, plus d’un paiement par carte sur deux - 60% environ, contre 16% avant la pandémie - s’effectue de cette manière. "Le consommateur s’est rendu compte que c’est un moyen de paiement facile et pratique. Il y a aussi un aspect sécuritaire du fait qu’on ne doive pas taper son code", analyse Rodolphe de Pierpont. Et ce mode de paiement a de beaux jours devant lui puisque 71% des personnes qui n’y sont pas familières considèrent l’utiliser à l’avenir.

Inimaginable il y a 20 ans, payer avec son smartphone au magasin - ou avec un objet connecté - rentre aussi doucement dans les habitudes. Près de 40% des sondés indiquent l’avoir déjà fait en 2022 contre 30% avant la crise du coronavirus. Le paiement mobile est même devenu le moyen de paiement préféré (27%) chez les 16-24 ans. "La technologie offre de nouvelles possibilités", détaille Rodolphe de Pierpont. "Que ce soit pour les consommateurs mais également pour les commerçants qui ne sont pas obligés de se doter d’un terminal de paiement par carte". Ce dispositif demeure un investissement coûteux parfois difficile à supporter, pour les petits commerces.

La mort du cash?

Ces évolutions dans les habitudes de paiement se font au détriment du cash qui perd du terrain sur ces alternatives numériques. Régler ses achats en pièces ou billets devient de moins en moins courant, malgré un léger rebond du cash après la fin des restrictions sanitaires. Cela se vérifie dans les chiffres: depuis la pandémie, le nombre de paiements en espèces a chuté de 13%. Cela s’explique, en partie, par le fait que de moins en moins de Belges gardent du cash sur eux. 6% des Belges n’ont même jamais d’argent liquide.

Cette tendance au numérique pourrait être encore renforcée par l’obligation dès ce vendredi 1er juillet pour chaque commerce de proposer un mode de paiement électronique au moment du passage en caisse, même si le paiement par espèces reste possible.