Selon l’AFMPS, plus d’un tiers des patients présentent une dépendance aux somnifères

Sur 800 personnes participantes à une enquête de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS), 1 sur 3 montrerait des signes de dépendance psychologique.

Belga
Selon l’AFMPS, plus d’un tiers des patients présentent une dépendance aux somnifères
©- Pexels

Une enquête de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) menée entre février et mai 2020 auprès de 800 personnes sur la consommation de benzodiazépines et de médicaments apparentés utilisés dans le cadre des troubles du sommeil montre que la plupart des patients consomment ces médicaments pendant trop longtemps. Plus d’un patient sur trois montrerait en effet des signes de dépendance psychologique.

L’enquête a récolté les données de consommation de benzodiazépines et de médicaments apparentés chez les patients adultes ne séjournant pas dans un hôpital ou une maison de repos et de soins.

Un degré élevé de mauvaise utilisation de la durée d’utilisation a été signalé. En effet, la plupart des patients consomment des somnifères depuis plus d’un an. Tandis qu’une minorité seulement de patients prend une dose supérieure à celle recommandée. Plus d’un patient sur trois a montré des signes de dépendance psychologique et près de la moitié trouverait très difficile, voire impossible d’arrêter leur traitement.

Si les résultats de cette enquête ne peuvent pas être extrapolés à l’ensemble des patients, ils indiquent quelques points d’attention clairs. L’enquête montre en effet que les recommandations sur la durée de traitement ne sont suivies ni par les patients, ni par les professionnels de la santé qui continuent à prescrire ces médicaments sur le long terme. Pourtant, un usage chronique est déconseillé en raison du risque accru de dépendance et d’abus.

L’AFMPS rappelle que les benzodiazépines peuvent induire, entre autres, des troubles du système nerveux ou psychiatriques et augmenter les risques de chute chez les personnes âgées.

L’Agence encourage dès lors les professionnels de la santé à discuter de ces risques avec leurs patients et conseille également de prévoir une consultation de suivi après une semaine d’utilisation. L’AFMPS conseille enfin de prescrire des boîtes de médicaments de plus petit format afin d’encourager les patients à consulter à nouveau s’ils ressentent le besoin de poursuivre leur traitement.