On a testé pour vous: un smartphone pour seul guide

Imaginez une visite guidée d’une ville, où votre guide n’est autre que votre smartphone… Impensable? Nous avons testé le concept.

Maureen VAN DAMME
On a testé pour vous: un smartphone pour seul guide
Musée ©– «?La ?Ronde de nuit?» de Rembrandt, sur l’application «?Art & Culture?»?-Maureen Van Damme

Les nouvelles technologies envahissent toujours un peu plus notre quotidien. Avec l’arrivée des smartphones, la mobilité est redéfinie et peut servir le touriste d’un jour. Google a voulu en faire la démonstration dans les rues d’Amsterdam. Convaincant?

Départ pour Amsterdam

L’expérience débute de bon matin, à la gare de Bruxelles-Midi. Nous embarquons dans un train pour Amsterdam. Objectif: endosser le costume d’un touriste guidé par son seul téléphone. Un smartphone, équipé de la 4G et rempli d’applications, prêté par la multinationale.

Une fois à destination, l’expérience peut débuter. Première étape, rallier les bureaux de Google, à Amsterdam. Grâce à l’application et à la géolocalisation, c’est un jeu d’enfant. Il n’y a qu’à suivre le guide, qui nous convie à reprendre le train. Là encore, l’application indique le train à prendre et l’horaire. Jusque-là, c’est assez concluant.

Dans les bureaux du groupe, nos hôtes, marketing oblige, en profitent pour dévoiler leur dernier produit, «Tilt Brush». L’application de peinture en 3D plonge l’utilisateur dans son œuvre, grâce à la réalité virtuelle. Une pause divertissante qui n’aide en rien dans la découverte d’Amsterdam, mais l’application est originale et intuitive.

Fala português?

Le temps file, la faim se fait ressentir. Et pourquoi pas tester un restaurant portugais. La lecture de la carte se fait grâce au traducteur de Google. Une photographie est suffisante pour traduire le texte en français. Pour l’anglais, le texte est traduit instantanément sur l’écran, sans même prendre la photo. Et en téléchargeant les langues à l’avance, on peut utiliser l’application hors-ligne. Pratique et efficace.

Mais au moment de passer la commande en portugais, l’application montre ses faiblesses. La reconnaissance vocale ne traduit pas tout le temps avec précision les phrases dictées. De plus, l’utilisation de l’app en situation réelle prend un certain temps et complique le contact, le nez dans son smartphone. Une solution: tenter de se faire comprendre tant bien que mal, par des gestes ou quelques mots appris dans la langue.

Le Rijksmuseum pour tous

Le dîner avalé, direction le Rijksmuseum d’Amsterdam pour une visite guidée. Pas question d’audioguide. Google nous propose son application maison «Art & Culture» qui donne accès à une collection de 160 000 objets, la plus grande collection numérisée en ligne.

Si comme nous, après la visite, vous avez un goût de trop peu, l’application permet aussi d’effectuer une visite depuis son salon, enrichie par le «Google Cardboard», masque en carton qui permet de voir l’image en réalité virtuelle.

L’application est riche, mais absolument pas un «plus» indispensable lors de la visite du musée. Les infos sur les œuvres sont disponibles au musée directement. De plus, les yeux rivés sur son téléphone, le charme lié à la visite d’un musée manque quelque peu.

Retour vers Bruxelles. C’est l’heure du bilan. L’expérience fut intéressante, marquée par la redécouverte d’applications connues (traduction, navigation…), mais exploitées parfois partiellement, et la découverte d’autres moins populaires. Certains outils montraient clairement leurs limites. Sans oublier la perte de plaisir et de spontanéité. Un résultat en demi-teinte donc.