En Suisse, le roaming reste hors de prix

Depuis le 30 avril, utiliser son smartphone en Europe coûte moins cher. Sauf dans certains pays où la note peut être salée, notamment en Suisse.

François-Xavier Giot
En Suisse, le roaming reste hors de prix
Roaming étranger ©Reporters (Illustration)

L’information a circulé en boucle il y a quelques mois. Depuis quelques mois, téléphoner ou surfer sur son smartphone en Europe ne coûte presque plus rien. Sauf dans quelques pays où vous pourriez avoir une bien mauvaise surprise. La raison? Ils n’appartiennent pas à la zone eurotarif.

La Commission européenne se bat depuis plusieurs années pour faire baisser dans l’Union le coût des télécommunications passées ou reçues à l’étranger, les fameux frais d’itinérance ou de roaming. Avec une avancée notable intervenue le 30 avril dernier lorsque Bruxelles a réduit à peau de chagrin le supplément tarifaire demandé à un consommateur qui utiliserait son téléphone dans un pays autre que celui où il réside. Et à partir du 15 juin 2017, cette différence sera même complètement effacée.

En Suisse, le roaming reste hors de prix

Une excellente nouvelle pour le consommateur européen scotché à son smartphone. Mais dans quelques rares pays, la prudence reste de mise. La raison? Ceux-ci n’appliquent pas l’eurotarif. C’est notamment le cas de la Suisse mais aussi de destinations typiquement estivales comme Monaco, Saint-Marin, Andorre ou les Îles anglo-normandes.

Dans ces (micro-)États, la différence peut être considérable (voir le tableau ci-contre). En Suisse, si vous avez un abonnement Proximus sans option spécifique, 1MB de data vous sera facturé 242 fois plus cher qu’en France! Il en va de même avec les SMS, MMS ou appels entrants ou sortants. Orange et Base ne sont pas en reste.

Une affaire de négociations

Pour Jean-Pascal Bouillon, en charge de la communication chez Orange, cette différence de tarification s'explique par le fait que «les prix au sein de l'Union européenne sont régulés alors qu'en dehors de l'UE, ils font l'objet d'une négociation commerciale avec les opérateurs locaux». Ces derniers sont donc libres de facturer ces tarifs démesurés au regard de ceux pratiqués au sein des 28, soumis à des plafonds.

Cette négociation entre opérateurs peut aussi mener à des différences de prix entre opérateurs belges. Chez Orange Belgique, ex-Mobistar, les prix sont négociés pour l’ensemble du groupe et pas seulement pour la Belgique.

Au final, le consommateur n’a donc d’autre choix que de passer à la caisse.

Et s’il veut éviter les mauvaises surprises en utilisant tout de même son smartphone, il lui faudra se renseigner avant de partir à l’étranger. Un conseil qui s’applique aussi aux touristes qui ont prévu de séjourner en France ou en Espagne car il vaut parfois mieux souscrire à une option supplémentaire auprès de son opérateur avant de partir que de régler la note au retour.