Les baraques à frites passent Quick à la mitraillette

L’association des frituriers dénonce la dernière campagne de pub de Quick qui promet de «casser la baraque à frites»...

M. Dum.
Les baraques à frites passent Quick à la mitraillette
DG_070327_QUICK_007 ©REPORTERS

Les tenanciers de baraques à frites crient mayo sur le baudet. Furieux qu’ils sont de la nouvelle campagne de pub de Quick qui promet de «casser la baraque à frites.»

L’Union nationale des frituristes ont la moutarde qui leur monte au nez.

« En annonçant qu'elle va, à travers l'un de ses produits, «casser la baraque à frites», l'industrie s'en prend – de façon formellement «humoristique», certes – à l'artisanat. Les frituristes belges n'ont ni les budgets, ni les structures d'une multinationale. Quels sont leurs moyens d'action pour se protéger et s'exprimer? Tout simplement continuer à faire ce qu'ils ont toujours fait: de bonnes frites, si pas les meilleures».

Les baraques à frites passent Quick à la mitraillette

«Faire appel aux racines»

Du côté de chez Quick, on réfute tout dénigrement des baraques à frites

«Nous avons présenté nos excuses pour le mal encouru et l'atteinte que nous avons pu porter» explique la porte-parole de la chaîne de restaurants rapides.

« Avec cette campagne Quick vise à promouvoir les burgers Andalouse et Samouraï, tous deux de retour dans la gamme de Quick après une première réussie. C'est pourquoi Quick a décidé d'inscrire ces deux burgers à succès dans sa gamme permanente. Les attentes sont élevées, d'où le slogan «Il va casser la baraque» (expression pour 'avoir du succès' et qui ne doit pas être prise littéralement). Slogan complété par «à frites» en guise de clin d'œil aux racines belges des friteries et de ces deux sauces».

Et d'ajouter que «Le fait d'utiliser un terme ancien comme «baraque à frites» illustre justement que c'est une référence aux racines, et non pas aux friteries-restaurants de nos jours».

Bref Quick ne veut pas jeter d’huile sur les frites.