Entre exclusivité et nostalgie

En Europe, l’âge moyen d’un acheteur d’une voiture neuve est de 51 ans. Alors, qu’importe si les références aux années 1950, 1960 ou 1970 parlent peu aux jeunes. Elles sont porteuses de succès. La tendance, depuis quelques années, c’est de remettre au goût du jour les modèles qui ont fait les grandes heures de l’automobile.

J.H.

Volkswagen a initié la mode en 1998 en recréant la mythique Beetle et BMW cartonne avec la Mini ressuscitée en 2001. Fiat a fait de même avec la 500, écoulée à un million d’unités depuis son lancement en 2007, même si un relatif échec aux États-Unis montre les limites de l’exercice. Renault vient de signer avec Catherham pour mettre sur le marché d’ici quatre ans une nouvelle Alpine, qui ne sera hélas qu’une héritière très lointaine de la berlinette A110. On sait aussi que la marque française a dans ses cartons une résurgence de la 4CV. On l’attend encore.

«On ne pourrait pas refaire la 2CV aujourd'hui, compte tenu de l'évolution des normes d'émissions de CO2 et de choc», explique-t-on chez Citroën, qui compte faire renaître la voiture minimaliste sous une forme bien plus moderne. Ce fut déjà l'option en exploitant le passé DS dans les seules initiales, données à une ligne haut de gamme et fortement personnalisée. Avec l'Adam, malgré un nom puisé aux racines, Opel a aussi préféré jouer une carte «exclusive» plutôt que «nostalgique». Comme Audi avec l'A1. L'essentiel est de créer de la valeur avec des modèles qui permettent au client de se différencier de la masse.

J.-C.H.