Valérie De Bue agacée par les critiques flamandes sur la sécurité routière wallonne: “J’en ai assez de cette image d’une Wallonie laxiste”

La ministre wallonne de la Fonction publique et du Tourisme était l’invitée de la matinale de LN24 et LN Radio.

La Rédaction

Ce jeudi matin, Valérie De Bue, était l’invitée de Martin Buxant sur les ondes de LN24 et LN Radio. Tout d’abord, elle a réagi aux commentaires d’Alexander De Croo qui ont suscité une vive polémique. Ce dernier a suggéré de mettre le combat pour la biodiversité et l’environnement sur pause afin d’atteindre des objectifs en matière de climat. “Je crois qu’Alexander De Croo s’est exprimé par rapport à un texte qui est actuellement en discussion au Parlement européen. Moi, je pense que le défi climatique, la sauvegarde de l’environnement sont des objectifs fondamentaux. La Belgique est engagée dans ces objectifs. Pour remplir ces objectifs, il faut tenir compte d’autres éléments à savoir le respect des libertés et de la cohésion économique et sociale de notre pays. Il faut arriver à ses objectifs avec les citoyens et les entreprises et travailler dans un équilibre. Il faut de l’ambition et du pragmatisme”, a commenté Valérie De Bue.

La ministre du Tourisme a ensuite réagi à l’impact de la sécheresse sur le tourisme en Wallonie. “On a une grande ambition pour le tourisme en Wallonie. La nature est ce qui attire les touristes et la Wallonie est devenue très attractive pour les visiteurs. Dans les investissements mis en place, le tourisme permet à la nature d’être valorisée. Est-ce que les changements ont un impact climatique sur le tourisme ? Non, grâce aux dispositions mises en place pour permettre d’allier le développement de la nature et du tourisme. On a un tourisme durable et de qualité”, a confié la ministre.

Elle a ensuite évoqué les nouvelles règles qui entrent en vigueur pour les membres du personnel de la Wallonie, qui seront autorisés à effectuer leurs prestations ailleurs qu’au bureau, favorisant le coworking et le télétravail. “La modernisation des administrations est une priorité. Nous devons poursuivre nos objectifs en matière de simplification des procédures. La volonté est de rendre la fonction publique plus attractive. Les agents pourront travailler dans un espace plus près de chez eux, ce qui limitera leurs déplacements. Cela aura un impact positif sur l’environnement et ça permettra aussi aux agents de travailler ensemble et d’être moins isolés. Ces modalités sont en cours de négociation avec les syndicats”, a relaté Valérie De Bue.

Avant d’évoquer la différence notoire qu’il y a entre la Wallonie et la Flandre en termes d’amendes routières. Au nord du pays, trois fois plus d’amendes sont distribuées aux automobilistes. Des députés wallons reprochent à la Wallonie d’être trop laxiste en termes de sécurité routière. Ce que Valérie De Bue dément : “Il n’y a pas de laxisme en Wallonie, que du contraire. J’ai toujours défendu la création du parquet fédéral de sécurité routière, la fin des tolérances, l’effectivité des sanctions suite aux contrôles. Et quand on compare le nombre de radars installés par rapport au nombre d’habitants, on est tout à fait comparable (à la Flandre, ndlr). J’en ai assez de cette image d’une Wallonie laxiste. J’y travaille avec la police et la justice.”

Valérie De Bue a également démonté une autre critique venue de la Flandre, qui reproche aux Wallons de surcharger les centres de contrôle technique, ce qui engendre de grosses files. “C’est un cliché tout à fait faux. Quand on voit les chiffres de fréquentation dans les contrôles techniques ces cinq dernières années, on observe une augmentation de 6 % en Flandre et 12 % en Wallonie et -16 % à Bruxelles. Dans les stations wallonnes proches de la frontière linguistique, il y a beaucoup de Wallons et de Bruxellois. En Flandre, il y a des problèmes structurels avec les contrôles techniques. En Wallonie, il y a un service de qualité”, commente encore la ministre.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...