Libération d’Olivier Vandecasteele: son comité de soutien reçoit le prix de la démocratie

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a solennellement remis mercredi après-midi son Prix 2023 pour la démocratie et les droits de l’Homme au comité de soutien à Olivier Vandecasteele, ce travailleur humanitaire belge retenu depuis près d’un an en Iran.

Belga
Libération d’Olivier Vandecasteele: son comité de soutien reçoit le prix de la démocratie
©ÉdA

Au cours d’une cérémonie empreinte d’émotion organisée dans l’hémicycle, le président du Parlement, Rudy Demotte, a remis cette récompense dotée de 10.000 euros à Olivier Van Steirtegem, porte-parole du comité de soutien, ainsi qu’à Annie et Nathalie Vandecasteele, respectivement mère et sœur du captif.

Créé au printemps 2022 à l’initiative de proches d’Olivier Vandecasteele, le comité de soutien, auquel Amnesty International s’est associé, s’est fixé pour objectif de contribuer à son retour en Belgique au plus vite.

Devant les amis et proches du Belge retenu par le régime iranien, le président Demotte a assuré que le Parlement n’abandonnerait pas le travailleur humanitaire.

"Il a lutté pour les autres. Nous nous devons de lutter pour lui", a-t-il lancé.

Porte-parole du comité de soutien, Olivier Van Steirtegem a dit accepter ce prix au nom d’Olivier Vandecasteele, mais aussi au nom "de tous les humanitaires détenus illégalement dans le monde aujourd’hui".

Nathalie Vandecasteele, sœur de l’otage belge, a également remercié les députés et ministres présents.

Mais "ce qui est important", a-t-elle insisté la gorge nouée par l’émotion, "c’est qu’on puisse compter sur votre soutien jusqu’au bout. Et jusqu’au bout, cela veut dire jusqu’au retour d’Olivier. On a besoin de vous. On a besoin de votre soutien pour aider notre gouvernement à prendre de bonnes décisions très rapidement".

"(Il est de) la responsabilité d’un État démocratique de pouvoir faire sortir un innocent des geôles iraniennes", a-t-elle ajouté, rappelant les difficiles conditions de détention et la "torture psychologique" imposées à son frère depuis plus de 11 mois.

En guise de soutien à l’humanitaire belge, le Parlement de la FWB arbore depuis quelques jours sur sa façade une grande bâche à l’effigie d’Olivier Vandecasteele.

Le Belge a été arrêté le 24 février dernier en Iran et condamné depuis à 40 ans de prison et 74 coups de fouet pour des faits allégués d’espionnage.

Son sort est en réalité lié à celui d’Assadollah Assadi, un agent iranien condamné en 2021 à vingt ans de prison en Belgique pour un projet d’attentat contre un rassemblement de l’opposition iranienne organisé en 2018 à Villepinte (France) et que Téhéran veut faire libérer.

La Belgique négociait depuis six ans avec l’Iran un traité qui aurait pu permettre l’échange de prisonniers entre les deux pays, mais la Cour constitutionnelle a suspendu ce traité fin 2022, plaçant ainsi le gouvernement belge dans une situation particulièrement délicate.

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