Procès des attentats à Bruxelles: les détonateurs trouvés à Forest pas compatibles avec les bombes de Zaventem et Maelbeek

La présidente Laurence Massart a demandé au Sedee un devoir d'enquête supplémentaire, à savoir une comparaison entre les détonateurs retrouvés rue du Dries et ceux de la rue Max Roos, à Schaerbeek

Belga
This drawing with remarks in French, by Janne Van Woensel Kooy shows  a session of the trial of the attacks of March 22, 2016, at the Brussels-Capital Assizes Court, Wednesday 18 January 2023 at the Justitia site in Haren, Brussels. On March 22 2016, 32 people were killed and 324 got injured in suicide bombings at Zaventem national airport and Maalbeek/ Maelbeek metro station, which were claimed by ISIL. 
BELGA PHOTO JANNE VAN WOENSEL KOOY
BELGA PHOTO JANNE VAN WOENSEL KOOY

Les détonateurs trouvés lors des perquisitions effectuées rue du Dries, à Forest, où a eu lieu une fusillade le 15 mars 2016, ne sont pas identiques aux mécanismes utilisés pour faire exploser les bombes à Brussels Airport et à la station de métro Maelbeek. C'est ce qu'a expliqué mardi après-midi un expert du Sedee, le service de déminage de l'armée, lors du procès des attentats du 22 mars 2016.

Le Sedee avait été appelé après la perquisition de l'appartement situé au premier étage de la rue du Dries et la fusillade qui y avait alors éclaté avec la police. Mohamed Belkaid y avait perdu la vie, permettant aux accusés Salah Abdeslam et Sofien Ayari de s'échapper. Les enquêteurs avaient ensuite retrouvé des détonateurs et des feux d'artifice dans ce logement.

La présidente Laurence Massart a demandé au Sedee un devoir d'enquête supplémentaire, à savoir une comparaison entre les détonateurs retrouvés rue du Dries et ceux de la rue Max Roos, à Schaerbeek, qui abritait une autre planque des terroristes.

L'expert du service de déminage de l'armée a expliqué mardi que les bombes utilisées à Zaventem et Maelbeek n'ont pas été déclenchées avec les détonateurs trouvés à Forest, mais plutôt avec un inflammateur.

"Un inflammateur crée une étincelle dans le TATP tandis qu'un détonateur fait d'abord exploser un explosif primaire, puis un explosif secondaire, militaire", a-t-il détaillé. Un détonateur peut également servir à des explosifs militaires, au contraire d'un inflammateur, a-t-il précisé.

Les feux d'artifice qui ont été découverts rue du Dries - une batterie avec dix tubes contenant un total de 88 grammes de poudre et un ensemble de 13 roquettes contenant 184 grammes de poudre - peuvent être facilement et simplement achetés dans le commerce, a encore indiqué l'expert du Sedee.

Selon lui, leur poudre est très sensible aux chocs, aux frottements ou à la chaleur. En théorie, elle pourrait être utilisée, par exemple, comme élément d'un détonateur ou d'une charge explosive. Les feux d'artifice étaient toutefois toujours dans leur emballage scellé et n'avaient donc pas été manipulés, a conclu le témoin.

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