Enquête pour corruption au Parlement européen: la détention d'Eva Kaili confirmée par la chambre du conseil

La chambre du conseil de Bruxelles a confirmé jeudi la détention d'Eva Kaili, l'ancienne vice-présidente du Parlement européen, inculpée dans l'enquête pour corruption au Parlement européen et incarcérée depuis le 9 décembre.

Belga
Eva Kaili's Belgian lawyer Andre Risopoulos speaks with the press at the Palace of Justice in Brussels on January 19, 2023. - The so-called "Qatargate" corruption scandal has grabbed international headlines as a Belgian probe has seen MEP's homes raided, bags full of cash uncovered and senior lawmaker Eva Kaili detained. (Photo by John THYS / AFP)
L'avocat d'Eva Kaili, Andre Risopoulos, devant le Palais de Justice de Bruxelles le 19/01/2023 ©AFP or licensors

Les avocats de Mme Kaili avaient demandé la remise en liberté de leur cliente. S'ils font appel de la décision tombée jeudi, Eva Kaili comparaîtra devant la chambre des mises en accusation de Bruxelles dans les 15 jours.

Les conseils d'Eva Kaili, Me André Risopoulos et Me Michalis Dimitrakopoulos, avaient plaidé la remise en liberté sous conditions de leur cliente, voire qu'elle puisse bénéficier de la détention sous le régime du bracelet électronique. Ils ont déclaré que non seulement ce maintien en détention n'était plus justifié mais qu'en plus ses conditions d'incarcération étaient indignes.

Eva Kaili a été interpellée le 9 décembre dernier, au même titre que son père, son compagnon Francesco Giorgi, l'ancien eurodéputé Pier Antonio Panzeri, le lobbyiste Niccolo Figa-Talamanca ainsi que le syndicaliste Luca Visentini. Le père d'Eva Kaili et le syndicaliste Luca Visentini ont été libérés après audition mais Francesco Giorgi, Eva Kaili, Pier Antonio Panzeri et Nicolo Figa-Talamanca ont été placés sous mandat d'arrêt et se trouvent toujours en détention préventive.

Ces interpellations s'inscrivent dans le cadre de l'enquête menée par le parquet fédéral sur les tentatives du Qatar d'influencer les prises de décisions économiques et politiques du Parlement européen en versant d'importantes sommes d'argent ou en offrant des cadeaux substantiels à des personnes occupant une position politique et/ou stratégique au sein de l'hémicycle européen. Le Maroc est également apparu dans l'enquête, avec une possible tentative de corruption menée par son agence de renseignements, la DGED, et par son ambassadeur en Pologne, Abderrahim Atmoun.

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