Procès des attentats à Bruxelles: dans les premières heures, l'enquête part tous azimuts

Le juge d'instruction Patrick De Coster et le commissaire de police Kris Meert, en charge, dans un premier temps, de l'enquête sur l'attentat perpétré à l'aéroport de Zaventem le 22 mars 2016 ont présenté à la cour d'assises de Bruxelles mercredi les premiers pas de leur enquête, partie dans un premier dans toutes les directions possibles et imaginables.

Belga
BRUSSELS, BELGIUM - JANUARY 11 : Trial of the attacks of Brussels. On March 22 2016, 32 people were killed and 324 got injured in suicide bombings at Zaventem national airport and Maalbeek / Maelbeek metro station on 11, 2023 in Brussels, Belgium, 11/01/2023 ( Photo by Didier Lebrun / Photonews
Photo d'illustration du procès des attentats du 22 mars 2016. ©DLE

Les premiers devoirs d'enquête se sont concentrés principalement sur des enquêtes en matière de téléphonie, pour identifier le fameux "homme au chapeau" ainsi que sur des perquisitions "tous azimuts". Assez rapidement, les enquêteurs partent en effet à la recherche d'un troisième homme, mis sur cette piste par le témoignage du chauffeur de taxi qui avait emmené les deux kamikazes et l'accusé Mohamed Abrini à l'aéroport de Bruxelles-National, mais aussi par une première exploitation rapide des images de vidéosurveillance de l'aéroport.

"Vu l'urgence, nous avons ratissé large, nous avons voulu n'exclure aucune piste possible et imaginable", a expliqué à la cour d'assises le juge d'instruction Patrick De Coster. En ressort une foule de devoirs d'enquête, avec de nombreuses pistes qui n'ont finalement rien donné. "Mais il fallait le faire, ne fût-ce que pour fermer des portes", a pointé le juge d'instruction, qui sera dessaisi du dossier le 31 mars, l'affaire ayant été jointe avec l'enquête sur l'attentat à la station de métro de Maelbeek.

Un exemple de fausse piste sera l'inculpation d'un homme, erronément suspecté d'être le fameux "homme au chapeau". Il sera privé de liberté le 24 mars mais libéré le 28 mars, l'enquête ayant démontré qu'il n'avait pas de lien avec les attentats. "Cela me permet de démontrer qu'un juge d'instruction travaille à charge et à décharge", a pointé M. De Coster, ajoutant que "priver quelqu'un de sa liberté, c'est loin d'être amusant. C'est un nombre d'heures, de jours de sa vie qu'on perd et qu'on ne récupère pas".

Plusieurs éléments déterminants sont cependant dénichés assez rapidement. Une perquisition est ainsi menée à la rue Max Roos, qualifiée de "découverte de la caverne d'Ali Baba" par le juge d'instruction. Elle permet de mettre la main sur un ordinateur et plusieurs téléphones. Le résultat de cette perquisition sera expliqué en détails à la cour ultérieurement.

Il a cependant déjà été présenté que deux boites en carton pour des poubelles ont été retrouvées ainsi qu'une boite en carton qui aurait contenu des centaines de billes ou de boules métalliques ou en fer. Une valise de voyage est également découverte dans l'appartement utilisé comme planque. Un agent de gardiennage travaillant dans le magasin où cette valise a été achetée a été entendu et explique que l'acheteur s'est adressé à lui, demandant des renseignements. L'acheteur se demandait notamment si la valise pourrait contenir une poubelle et a testé sur place si son achat convenait.

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