Grève dans les prisons: un renfort policier sollicité à Gand, Malines et Marche (vidéo)

La grève de 24 heures qui touche les prisons depuis mardi soir a un impact global sur les effectifs, rapporte mercredi la direction générale des établissements pénitentiaires. Un renfort de policiers a été sollicité dans les prisons de Gand, Malines et Marche. Les syndicats CGSP, CSC services publics et SLFP réclament une revalorisation des salaires.

Belga
 À peine ouverte, la prison de Haren sera en grève le 7 décembre. (Illustration)
Image d'illustration de la prison de Haren. ©BELGA

Les prisons d'Anvers, Beveren, Gand, Louvain central et Louvain secondaire, Malines, Merksplas, Saint-Gilles, Arlon, Marneffe et Marche sont les plus touchées au niveau de la capacité de personnel, détaille l'administration.

La grève a commencé mardi soir à 22 heures et se poursuit ce mercredi. L'arrêt de travail entraîne la modification du fonctionnement des prisons et la suppression d'activités. Les détenus ne peuvent par exemple pas recevoir de visiteurs.

"De nombreux membres du personnel participent à l'action", confirme Robby De Kaey, secrétaire fédéral de l'ACOD, l'aile néerlandophone de la CGSP. "Nous devons expliquer clairement pourquoi le personnel pénitentiaire mérite également des perspectives de hausse de salaire dans le cadre des négociations budgétaires. Le gouvernement doit être un employeur attractif, ce n'est pas le cas actuellement."

"Nous n'avons pas reçu d'augmentation salariale depuis vingt ans", résume Eddy De Smedt du syndicat libéral SLFP. Les syndicats demandent une revalorisation des échelles barémiques et un véritable 13e mois pour les plus bas salaires dans les services publics.

Les représentants des travailleurs sont mécontents car un pré-accord avait été conclu l'année dernière avec la ministre de la Fonction publique Petra De Sutter (Groen) mais, selon eux, les engagements n'ont pas été respectés lors de l'élaboration du budget en octobre.

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