Nuisances des avions à Bruxelles-National : des plaintes plutôt stables, le bruit d’un modèle de Boeing pointé du doigt dans les infractions

Les réclamations introduites au service de médiation fédéral de l’aéroport de Zaventem sont restées “stables” et à “un niveau acceptable”, note celui-ci dans son rapport annuel. On a dénombré 28.206 plaintes l’an dernier ainsi que 803 infractions présumées.

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Selon ce document, les chiffres supérieurs à 100.000 plaintes observés il y a quelques années ne sont plus d’actualité. On est redescendu à un niveau sous les 30.000 plaintes, malgré la reprise du nombre de mouvements enregistrés à l’aéroport de Bruxelles-National après le coup d’arrêt de la période Covid.

En 2022, le nombre de mouvements d’avions à Bruxelles national s’est élevé à 178.929 (89.467 décollages et 89.462 atterrissages), soit quelque 60.000 de plus qu’un an auparavant, année davantage marquée par l’impact de la pandémie de Covid-19. On note dix fois plus de mouvements de jour que de nuit.

Par ailleurs, le rapport fait état de 803 cas d’infractions présumées :

  • 572 infractions aux créneaux horaires (décollages effectués de nuit pour lesquels le Service de Médiation suppose qu’ils ont été opérés sans disposer d’un créneau pour voler de nuit) ;
  • 185 infractions au Quota Counts (QC) de bruit, commises par des avions qui ne peuvent pas voler de nuit car leur niveau individuel de bruit dépasse le maximum de 8.0 fixé pour la nuit, principalement des Boeing 777 cargo de la société AEROLOGIC, note le service de Médiation ;
  • 46 infractions aux nuits calmes (décollage au cours des périodes pendant lesquelles aucun décollage n’est autorisé à Bruxelles-National).

Toujours selon le Médiateur Fédéral de l’aéroport, les limites de QC n’ont plus été modifiées à Bruxelles-National depuis juillet 2010. “Il avait pourtant été convenu en accordant 300 exemptions annuelles, que les compagnies aériennes disposaient d’un délai raisonnable pour moderniser leur flotte. 13 ans après, rien n’a été fait, les 300 exemptions sont toujours accordées, et le parc des avions-cargos de nuit n’a pas du tout été adapté à Bruxelles-National”.

Pour le Médiateur Fédéral, la hausse des redevances d’atterrissage décidée dernièrement n’est pas la solution idéale, c’est simplement un “droit à polluer” dont le coût sera répercuté sur les passagers ou sur les clients des marchandises transportées par cargo et fret.

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