La fusion des outils économiques wallons a désormais un nom: ce sera WE – Wallonie Entreprendre

Ne dites plus SRIW, Sogepa et Sowalfin. Dites WE (Wallonie Entreprendre). Le nouvel outil économique wallon, fruit d’une fusion majeure, est passé sur les fonts baptismaux (et surtout chez le notaire) ce lundi matin.

Pascale Serret
 De gauche à droite Pierre H. Rion, président du conseil d’administration, Olivier Vanderijst, président du comité de direction et Willy Borsus, ministre wallon de l’Économie.
De gauche à droite Pierre H. Rion, président du conseil d’administration, Olivier Vanderijst, président du comité de direction et Willy Borsus, ministre wallon de l’Économie.

Le projet de fusion des outils économiques est sur la table du gouvernement wallon et des trois entités concernées depuis deux ans. C’est désormais chose faite: les trois opérateurs clés pour les entrepreneurs que sont la SRIW, la Sogepa et la Sowalfin (*) ne font désormais plus qu’un.

Depuis ce lundi matin et le passage chez le notaire, cette nouvelle structure unique est enregistrée sous la "marque" WE (prononcez "Oui") – Wallonie Entreprendre. On oublie donc NewCo, qui a servi d’appellation provisoire pendant des mois.

Le ministre wallon de l’Économie Willy Borsus (MR), le président du comité de direction Olivier Vanderijst et le président du CA Pierre H. Rion ont présenté l’enfant à la presse ce lundi après-midi.

Il pèse un peu plus de 5 milliards et emploie 260 équivalents temps plein. Aucun plan social en vue, précise-t-on, mais certains départs naturels ne seront pas remplacés.

Les expertises rassemblées au sein de 13 unités

"Cette fusion, c’était un choix depuis le début de la législature", rappelle Willy Borsus. Pas parce que les trois outils préexistants présentaient des carences, s’empresse de souligner le ministre.

Mais la fusion, espère-t-il, devrait permettre un "effet de levier maximal ". On mutualise les ressources, on accentue la visibilité de l’entité, son offre de services et on amplifie son efficacité, "tant dans ses missions d’information et d’accompagnement que dans le financement de projets", résume-t-il.

Les trois sociétés fusionnées partagent déjà le même bâtiment depuis des années à Liège. C’est au moins un élément qui n’a pas dû être réglé au cours des 500 réunions qui ont préparé cette fusion au cours des 24 derniers mois.

C’est un outil généraliste fondé sur une addition d’expertises

Mais parmi les changements notables, il y a cette nouvelle organisation en business units, où sont regroupées les expertises des trois anciens opérateurs autour d’une série de thématiques: transmission, prêts/garanties, internationalisation, soins de santé, réhabilitation des sites… Il y en aura 13 au total.

"Demain, par exemple, la business unit “Transition énergétique et circulaire”, ce sera 30 personnes. Des ingénieurs, des financiers, des juristes, etc.", explique Olivier Vanderijst. Il résume l’approche : "C’est un outil généraliste fondé sur une addition d’expertises".

Le nouveau levier économique wallon aura aussi pour mission d’accentuer la veille industrielle, pour identifier plus en amont les secteurs porteurs.

Directeurs et administrateurs: il y a du monde…

Pierre Rion présidera le conseil d’administration de WE. Un CA à 11 membres, "où on retrouve du public, du privé, de l’industrie, du social, des intercommunales et même un bourgmestre (NLDR: le Malmédien Jean-Paul Bastin, ex-président de la Sowalfin). Moi, je suis l’entrepreneur de la bande. En 40 ans, j’ai pu compter sur ces outils de façon récurrente", raconte Pierre Rion. Il terminera donc sa carrière à 70 ans, au terme de ce mandat de 7 ans.

Du côté des directeurs, ils étaient 12 avant fusion (4 par société). À la suite d’un départ, ils ne sont plus que 11, répartis en un comité de direction restreint (5) et un comité élargi (6). Le cadre sera progressivement réduit, au fil des départs.

Pas d’interruption dans le traitement des dossiers

La nouvelle structure est d’ores et déjà opérationnelle (le site aussi). "En réalité, les trois outils ont libéré des fonds jusqu’à la fin de l’année. Tout a été prévu pour qu’il n’y ait pas de discontinuité dans l’instruction des dossiers en cours. Et WE est prêt à instruire les nouvelles demandes", annonce Olivier Vanderijst.

(*) Société régionale d’investissement de Wallonie, Société wallonne de gestion et de participation et Société wallonne de financement et de garantie des PME.

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