Bébé retrouvé mort dans un sac poubelle à Bruges: la jeune mère soupçonnée d'infanticide ne "savait pas qu'elle était enceinte"

Trois jours après la découverte du corps sans vie d'un bébé dans un sac poubelle à Bruges, on en sait un peu plus sur ce terrible drame qui a choqué le nord du pays.

La Rédaction de L'Avenir
 Seize policiers du Peloton Sécurisation Ordre public et deux maîtres-chiens stups ont été mobilisés.
Sous le choc, la mère soupçonnée d'infanticide a déclaré aux enquêteurs qu'elle "ne savait même pas qu'elle était enceinte". ©BELGA 

Selon l'autopsie réalisée mercredi soir, le nourrisson né le jour de l'an était vivant à la naissance et a vécu à peine un peu plus de dix minutes. Son corps a été retrouvé deux jours plus tard, enveloppé dans un sac poubelle et caché dans le grenier d'une maison située dans le quartier de logements sociaux "De Blauwe Poort".

Âgée de 23 ans, la mère de l’enfant, prénommée Claudia C., a été arrêtée. Sous le choc, elle a déclaré aux enquêteurs qu'elle "ne savait même pas qu'elle était enceinte". "Elle traverse l'enfer en ce moment, c'est un cauchemar pour elle", a déclaré son avocate à nos confrères de Het Laaste Nieuws.

C'est la famille de la jeune femme qui a retrouvé le bébé avant d'immédiatement appeler les secours. Selon les informations de Het Laaste Nieuws, les proches de Claudia n'étaient pas non plus au courant de sa grossesse.

Visiblement originaire du Portugal, Claudia vit avec son oncle angolais et sa famille élargie. "C'est une famille très sympathique avec une mentalité très catholique", ont raconté des voisins à nos confrères néerlandophones.

Une étudiante en soins infirmiers vue comme "normale et gentille"

La mère de 23 ans suivait une formation d'infirmière et était vue par le quartier comme une personne "normale et gentille". Après son arrestation, celle-ci a été transférée dans un hôpital brugeois, car elle avait besoin de soins médicaux après son accouchement.

Interrogée par la police à l'hôpital étant donné qu'elle ne pouvait pas se déplacer jusqu’au tribunal, la jeune femme a été placée sous mandat d’arrêt pour suspicion d’infanticide et négligence coupable. La chambre du conseil de Bruges se prononcera mardi sur la prolongation de ce mandat.

Placée sous surveillance dans sa chambre d'hôpital, elle sera transférée en prison dès que son état le permettra.

Pour la suspicion d'infanticide, les enquêteurs devront déterminer s'il s'agit d'un homicide involontaire ou d'un assassinat. L’emprisonnement à vie est la peine la plus sévère pouvant être appliquée par les assises. Par ailleurs, la négligence coupable dont la mère est également soupçonnée est passible d'une peine maximale de deux ans de prison.

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