Procès des attentats à Bruxelles: « Il faut que monsieur Van Quickenborne sorte de son mutisme », selon Me Lurquin

Ce mardi 3 janvier 2022, le procès des attentats de Bruxelles a été suspendu, une nouvelle fois.

Belga
Procès des attentats à Bruxelles: « Il faut que monsieur Van Quickenborne sorte de son mutisme », selon Me Lurquin
©Photo News

Me Vincent Lurquin, l’avocat de Hervé Bayingana Muhirwa, a appelé mardi le ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne, à "sortir de son mutisme" car "c’est la seule manière de résoudre" le problème des conditions de transfert des accusés.

La première audience de 2023 du procès des attentats à Bruxelles a été suspendue, mardi vers 15h30 après que les accusés ont protesté contre le maintien des fouilles à nu systématiques pourtant interdites par une ordonnance en référé, et que l’un des policiers responsables de leur transfert a refusé de venir s’exprimer devant la cour.

"Pourquoi ce référé n’est pas respecté, je n’en sais rien. La présidente n’en savait rien non plus et a demandé à un policier qui refuse de venir et qui prend un avocat. Je n’ai jamais vu ça dans une cours d’assises", a ajouté Me Lurquin. "À partir du moment où vous avez un référé et que le ministre de la Justice ne respecte pas ce référé, vous avez un problème. On a écrit à monsieur Van Quickenborne. Il n’a jamais répondu et il refuse maintenant que la police puisse venir parler devant la cour d’assises".

"Pour le moment il y a un blocage de la part de monsieur Van Quickenborne. Pourquoi il ne veut pas que ce procès avance ?", s’interroge l’avocat. "Parce que le problème c’est que le procès est en péril à cause du non-respect d’une décision de justice. Ce n’est pas la défense, nous on a envie, comme les parties civiles, de commencer les débats."

"Ce qu’il y a derrière ça c’est que, ce procès, ça fait sept ans qu’il le prépare tout seul sans demander à la cour ni aux avocats ce qu’ils en pensent et le résultat est là", explique Me Lurquin. "Tout le monde savait que ces problèmes allaient se poser sauf peut-être lui, et il n’a pas envie de le reconnaitre."

Concernant la présence de Hervé Bayingana Muhirwa, le conseil a été clair. "Mon client vient et il continuera à venir, car on fait la part des choses. Demain, il y aura encore des fouilles à nu. J’en ai parlé avec lui et il va s’y soumettre. Il prendra sur lui, mais j’espère qu’après-demain la situation sera réglée."

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...