Procès des attentats de Bruxelles: l'avocat d'Ibrahim Farisi espère que ce procès aidera tout le monde à "tourner la page"

"J'attends d'abord des vérités, que tout le monde puisse en quelque sorte profiter de ce procès pour tourner la page, pour faire son deuil s'il y a deuil à faire et, pour ceux qui sont poursuivis et dont l'innocence pourrait être reconnue, d'enfin aller de l'avant", a exprimé ce lundi 5 décembre 2022 Me Xavier Carrette, avocat d'Ibrahim Farisi.

Belga
BRUSSELS, BELGIUM - DECEMBER 05 : Lawyer Xavier Carrette pictured during the Start of the trial of the attacks of Brussels. On March 22 2016, 32 people were killed and 324 got injured in suicide bombings at Zaventem national airport and Maalbeek/ Maelbeek metro station on 05, 2022 in Brussels, Belgium, 05/12/2022 ( Photo by Didier Lebrun  / Photonews
Concernant son client, l'avocat a affirmé que celui-ci se trouvait "tout au bout de la chaine". ©DLE

Concernant son client, l'avocat a affirmé que celui-ci se trouvait "tout au bout de la chaine". "On ne lui reproche pas d'acte avant les attentats", a expliqué Me Carrette. "Il a déménagé l'appartement de son frère, toute la question est de savoir s'il savait ce qu'il s'était passé dans cet appartement." Ibrahim Farisi, qui comparait libre, est le seul des dix accusés à devoir uniquement répondre de participation aux activités d'un groupe terroriste dans le cadre des attentats à Bruxelles et Zaventem. "Mon client dans ce dossier, il a mis sa vie entre parenthèse", a ajouté l'avocat. "Il avait une profession, il l'a abandonnée parce qu'il sait très bien qu'il va devoir comparaitre pendant sept mois dans un long procès." "Ici on a, je vais pas dire des bras cassés ou des secondes zones, mais les principaux on sait où ils sont : ils sont morts", a déclaré Me Carrette.

Pour certains accusés, "maintenant toute la question qui se pose c'est de voir pourquoi ils ont renoncé, quelle était véritablement leur intention. Pour les autres c'est de voir quel est réellement l'acte de participation qu'ils ont mis dans le cadre de ces faits."

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Après la sélection du jury la semaine dernière le procès, qui devrait durer entre six et neuf mois, a officiellement débuté lundi matin, peu avant 10h00. Dix hommes sont accusés, dont un, Oussama Atar, fait défaut. Il serait mort en Syrie. Les neuf autres sont Mohamed Abrini, Osama Krayem, Salah Abdeslam, Sofien Ayari, Bilal El Makhoukhi, Hervé Bayingana Muhirwa, Ali El Haddad Asufi, Smail Farisi et Ibrahim Farisi. Les huit premiers sont accusés de participation aux activités d'un groupe terroriste, d'assassinats terroristes sur 32 personnes et de tentatives d'assassinat terroriste sur 695 personnes. Le neuvième ne doit répondre que de participation aux activités d'un groupe terroriste.

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