Un coca à la bouse de vache, des menaces sur le bourgmestre, l’enfant prévient ses voisins : 7 histoires judiciaires surprenantes

Découvrez notre sélection d’histoires judiciaires surprenantes, survenues cette semaine en Wallonie.

La Rédaction de L'Avenir
Le dossier Namur - Fosses va bientôt revenir devant le tribunal
7 histoires judiciaires étonnantes. ©EdA Florent Marot

1. Le coca sentait la bouse de vache : acquitté pour tentative d’empoisonnement mais condamné pour des coups

Après 33 ans de vie commune, une femme annonce son départ. Comme chaque jour, elle boit du coca, mais il a un goût bizarre…

Dans la cuisine, la femme a aussitôt recraché un liquide “de couleur verte” dont elle vient de boire quelques gorgées à la canette. Elle pousse des cris et part se réfugier au sous-sol dans la buanderie où Clovis (prénom d’emprunt), 62 ans, la rejoint. Elle dira aux policiers avoir recraché un liquide vert/jaunâtre qui sent la bouse de vache.

A-t-il tenté de l’empoisonner et lui a-t-il porté des coups dans cette buanderie comme le parquet le lui reproche ? On vous raconte la suite.

2. Entre le para et son ex-épouse, c’était la guerre

”Ils vont se tuer, il faut appeler la police.” Le 17 avril 2021, ce petit garçon de sept ans fait irruption, affolé, au domicile de ses voisins, dans la région andennaise. De plus, l’enfant porte les traces d’une morsure au doigt. Il a tenté de faire taire ses parents, a mis la main près de la bouche de sa maman et celle-ci dans un état second, l’a mordu. Ambiance.

En couple depuis plus de dix ans, Christian et Josiane (prénoms d’emprunt) ont mené une existence de plus en plus chaotique. Ils sont parents de deux jeunes enfants qui subissent ces terribles tensions familiales. Le papa est paracommando et ses missions l’ont visiblement “abîmé”, comme le décrit Hélène Mascart, pour le procureur du roi. Il est insomniaque, il prend des médicaments et les combine parfois avec l’alcool. On comprend aussi que Josiane rencontre des problèmes de boisson.

À tous les deux, la justice reproche des faits de coups et blessures.

3. Il avait fait mine de tirer sur le bourgmestre

L’hostilité de Christophe G., envers le bourgmestre de Nivelles, Pierre Huart, dure depuis des années. Elle s’est déjà matérialisée dans le passé par des incidents dans l’espace public, des jets de canettes, des insultes hurlées en pleine célébration d’un mariage à l’hôtel de ville et même des menaces de mort proférées sur les réseaux sociaux.

Le 2 octobre dernier, lors de la rentrée du Tour Sainte-Gertrude, Christophe G. a remis le couvert. Dissimulé derrière un pilier de la collégiale, il s’est montré lorsque les personnalités ayant participé au cortège sont entrées dans l’église. Il a mimé avec ses doigts un tir avec un pistolet, en direction du bourgmestre.

4. Le règlement de compte entre 2 familles a failli tourner au drame

Les policiers ont dû se précipiter à la rue du Mont pour mettre fin à une bagarre pas comme les autres, ce dimanche à Saint-Hubert.

Une famille, apparemment partie de la région de Nassogne, est venue régler ses comptes à Saint-Hubert, forçant l’entrée d’une habitation. Une arme aurait été pointée sur un membre de la famille borquine venu défendre les siens. L’homme en joue, alors à bord d’un véhicule, aurait percuté un membre de la famille nassognarde. Nous employons volontairement le conditionnel car les faits et leur déroulé sont encore flous. Aucun blessé grave n’est à déplorer.

Des devoirs d’enquête sont en cours afin d’y voir plus clair dans le déroulé des faits et dans les responsabilités des uns et des autres. Aucun mandat d’arrêt n’a été jusqu’à présent décerné.

Comme des mineurs sont impliqués, un juge de la jeunesse a été saisi. Les deux mineurs ont été placés en IPPJ.

5. Tout juste débarrassé de son bracelet électronique, il revend de la drogue

Si vous cherchez un organisateur de fête, Cédric est là. Pour une pendaison de crémaillère, ce quadragénaire avait préparé une petite soirée avec de la cocaïne et de l’héroïne. Suspecté d’avoir vendu les substances, il dément. “Ce n’était pas pour vendre, mais c’était pour fêter l’appartement que je venais de trouver, avec deux amis.”

Pour le parquet, cette thèse ne tient pas la route. Parce que le GSM de Cédric a notamment révélé des messages typiques d’une activité de vente. Et aussi parce que ce n’est pas la première fois que Cédric est condamné par la justice pour des faits liés aux produits stupéfiants. Détail nuisible : le bracelet de Cédric venait de lui être enlevé quand il a débuté son petit trafic…

6. Il ne va pas au bout de sa formation VIAS et est impliqué dans un nouvel accident de la route

Jordy était censé ne plus consommer d’alcool et mener à son terme une formation VIAS de deux fois 8 heures.

Comme le détaille l’assistant de justice dans un rapport envoyé au parquet, Jordy ne s’est pas présenté à la commission de probation le 8 novembre 2021 et n’a pas suivi la formation VIAS. Le jeune homme confirme ne pas avoir été informé du rendez-vous et pour la formation de sensibilisation à la sécurité routière, il invoque un problème de… batterie de GSM.

Mais selon l’assistant de justice, Jordy a en réalité été écarté de la formation pour “mauvais comportement.” Ce qui pose également problème, c’est le nouvel accident de la route l’impliquant. Ce dernier se trouvait… sous l’influence de l’alcool, derrière le volant.

C’est vrai que j’ai dit que je ne voyais pas l’avantage de faire cette formation VIAS et que je continuais à encore boire en soirée, mais depuis j’ai changé d’avis. Ça fait sept mois que je ne bois plus

- La citation de la semaine

7. Ivre, il étrangle son fils

Ludovic, 40 ans, a écopé de dix mois de prison avec sursis probatoire et 400 euros d’amende avec sursis pour avoir violenté son petit garçon âgé de 7 ans. Selon la fille de l’intéressé qui a appelé ses grands-parents, ce n’était pas la première fois que l’intéressé se montrait violent avec ses proches, mais cette fois, la police est intervenue et la justice s’en est mêlée.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...