Olivier Vandecasteele, détenu en Iran, a entamé une grève de la faim

Olivier Vandecasteele, dont l’état de santé s’est fortement dégradé, a entamé une grève de la faim pour protester contre le traitement " inhumain " dont il est victime, s’alarment mardi la famille et les proches de ce travailleur humanitaire belge détenu arbitrairement en Iran depuis février dernier.

Belga
Un traité avec l’Iran, approuvé par les chambres, pourrait permettre à terme de libérer Olivier Vandecasteele.
Un traité avec l’Iran, approuvé par les chambres, pourrait permettre à terme de libérer Olivier Vandecasteele. ©Photo News

Les services consulaires belges ont pu s’entretenir avec Olivier Vandecasteel lundi, à l’issue de sept semaines sans nouvelles. Il ressort de cet entretien que l’homme, arrêté le 24 février à Téhéran, cumule désormais "278 jours à l’isolement complet dans une cellule en sous-sol sans fenêtre". Ces conditions "inhumaines" sont "équivalentes à de la torture selon la définition de l’ONU", affirme sa famille.

"Ses problèmes de santé se multiplient avec notamment une perte de poids importante, la formation de poches de sang aux orteils, la perte des ongles, des problèmes dentaires et gastriques inquiétants", décrit le communiqué.

Cette situation a "sérieusement entamé ses grandes capacités de résistance et son état psychologique", s’inquiète encore ses proches, précisant qu’Olivier Vandecasteele "a débuté une grève de la faim depuis +deux semaines et ne s’alimente plus que de pain et d’eau le matin".

L’entretien a également permis à M. Vandecasteele d’informer les services consulaires qu’il avait comparu devant un tribunal sans que les autorités belges et ses avocats iraniens n’en soient informés. Durant cette audience, l’ensemble des charges qui pèsent contre lui ont été retenues, sans que l’on connaisse, à l’heure actuelle, quelle est la nature exacte des charges en question.

La famille et les proches d’Olivier demandent donc aux autorités iraniennes "de faire preuve de mesure et d’équilibre dans le traitement infligé à Olivier" et au gouvernement belge de tout mettre en œuvre pour le faire libérer.

De leur côté, les Affaires étrangères confirment que l’ambassadeur en Iran a pu s’entretenir avec Olivier Vandecasteele et affirment suivre de près cet "important dossier". Le ministère indique également que l’ambassadeur d’Iran en Belgique sera convoqué, mais précise qu’il ne fera pas d’autres commentaires.

Le gouvernement fédéral belge défend un projet controversé de traité belgo-iranien sur le transfèrement mutuel de condamnés comme étant le seul moyen d’obtenir la libération d’Olivier Vandecasteele. Ce texte a été approuvé par la Chambre le 20 juillet et par les députés iraniens le 3 août.

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