Émeutes après Belgique-Maroc: des journalistes agressés, leur matériel volé

Plusieurs journalistes qui couvraient les émeutes survenues après le match du Mondial 2022 entre le Belgique et le Maroc ont été agressés physiquement par des casseurs.

La Rédaction de L'Avenir

Hier après-midi, juste après la victoire du Maroc contre la Belgique au Mondial 2022, des émeutes ont éclaté à Bruxelles, Liège et Anvers. Des incidents au cours desquels plusieurs journalistes ont été agressés physiquement par les casseurs.

Ainsi, une équipe de la rédaction de RTL Info a été pris à partie dans l’après-midi, à Bruxelles, alors qu’ils tentaient de filmer les dégâts causés par les vandales. D’abord repoussés, les reporters ont ensuite été poursuivis et frappés. Leur matériel volé et saccagé, ils ont finalement pu trouver refuge dans un commerce situé à proximité des émeutes.

D’autres membres de la presse ont également été pris du cible ce dimanche après-midi.

Sur son site internet, la RTBF indique que plusieurs équipes présentes pour couvrir les débordements ont été insultées et malmenées à plusieurs reprises par les jeunes présents sur le boulevard Lemonnier, à Bruxelles. Un journaliste a même été blessé au visage par des feux d'artifice.

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« Toute agression de membre de nos équipes présent sur le terrain sera poursuivie et fera l’objet d’une plainte en justice, ont confirmé les membres du comité exécutif de la RTBF. Le relais de ce qui se passe ici ou ailleurs par nos journalistes et nos équipes est au cœur de notre mission d’information. Il doit pouvoir se mener en toute indépendance, élément clé de nos démocraties. Leur travail doit être respecté et plus que tout, l’intégrité de leur personne. »

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Toujours à Bruxelles, un véhicule de la VRT, la chaîne publique flamande, a été saccagé.

À Anvers, un autre reporter a aussi été frappé en plein direct malgré la volonté de certains supporters marocains de le protéger. Un incident récupéré notamment par Theo Francken, de l'extrême-droite flamande.

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