Prime unique de 100 euros pour éviter la grève sur le rail: les cheminots ont décliné

Offrir 100 euros à chaque membre du personnel, pour empêcher la grève la semaine prochaine sur le rail, ne suffira pas. Les syndicats ont refusé cette proposition de la direction.

T.Be.
 Faute d’accord entre personnel et direction, les chemins de fer seront à l’arrêt la semaine prochaine.
Faute d’accord entre personnel et direction, les chemins de fer seront à l’arrêt la semaine prochaine. ©BELGA

La grève de trois jours prévue dès mardi paralysera les trains sur le rail belge. Les réunions de conciliation n’ont rien donné.

Selon les syndicats, les solutions proposées par la direction étaient insuffisantes. De son côté, HR Rail, le département des ressources humaines du chemin de fer, précise pourtant qu’il y avait "des signaux et des engagements clairs" sur la table.

Ce vendredi, on apprend que la direction des chemins de fer a notamment proposé d’offrir 100 euros à chaque membre du personnel pour éviter la grève, rapporte De Morgen.

Un syndicaliste explique à nos confrères avoir cru qu’il s’agissait d’une blague. "Nous demandions des solutions structurelles aux problèmes des chemins de fer, pas ça. Nous avons poliment refusé", déclare Günther Blauwens (ACOD-CGSP).

"La prime était principalement une tentative de répondre à la demande syndicale de plus de pouvoir d’achat à court terme", explique une source ferroviaire à De Morgen. "Cette solution n’a pas été acceptée. C’est regrettable car la grève est une mauvaise nouvelle pour les passagers et pour l’image des chemins de fer."

Quelle sera l’ampleur de la grève ?

Le front commun syndical des cheminots avait déposé un préavis de grève pour le 29 novembre, désapprouvant "l’insuffisance des investissements" définis par le gouvernement fédéral lors du dernier conclave budgétaire.

Le Syndicat autonome des conducteurs de train (SACT) avait, lui, déposé un préavis de grève de 48 heures pour les journées des mercredi 30 novembre et jeudi 1er décembre. Il justifie la démarche par des conditions de travail "dégradées", citant notamment la hausse de productivité, des congés refusés, une fatigue "excessive" qui augmente de plus en plus.

L’ampleur exacte de la grève prévue la semaine prochaine n’est pas encore connue. Les cheminots ont encore jusqu’à samedi pour décider s’ils se joignent au mouvement. Dimanche, la SNCB annoncera un horaire adapté.