Zakia Khattabi à la COP 27: «Je ne me contenterai jamais de ce qu’on fait»

Au micro de LN24, Zakia Khattabi, la ministre fédérale du Climat présente à la COP 27, défend l’intérêt de se rendre à Charm-el-Cheikh. Histoire, notamment, de « se confronter à la réalité des pays qui sont les premières victimes du réchauffement climatique ».

La Rédaction de L'Avenir

Depuis Charm-el-Cheikh où elle participe à la COP 27, Zakia Khattabi, la ministre fédérale du Climat, a notamment insisté sur l’intérêt de sa présence sur place, contrairement à ce qu'a annoncé Zuhal Demir, la ministre flamande de l'Environnement.

« Certains s’interrogent toujours et se demandent pourquoi les ministres se rendent sur place puisqu’ils ne portent pas la voix des États. Mais c’est parce qu’ils portent la voix de l’Union européenne, a ainsi répété la ministre Ecolo. Moi, par exemple, je porte la voix de l’Union européenne pour le volet de l’atténuation. »

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« Un des éléments importants de notre présence (à la COP) est d’être confronté à la réalité des pays qui sont les premières victimes du réchauffement climatique, poursuit encore Zakia Khattabi. Et je peux vous dire que les témoignages des responsables politiques qui nous enjoignent à sauver leur population, ça nous pousse à être le plus ambitieux possible. »

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Représentant l’Union européenne et, par conséquent, la Belgique, la ministre fédérale du Climat est au premier rang pour assister à la reconnaissance de la responsabilité des pays industrialisés dans l’accélération de la crise climatique et au maintien de l’objectif de limitation de l’augmentation de la température à 1,5°C.

À quelques jours du Mondial 2022 organisé au Qatar voisin, Zakia Khattabi reconnaît toutefois que « nos réponses actuelles sont des emplâtres sur une jambe de bois si nous ne remettons pas fondamentalement en cause notre système et le modèle que le Qatar représente ». Et d’inviter les jeunes à continuer de manifester pour une politique écologique plus ambitieuse. « Je suis consciente de l’urgence de la situation. Je ne me contenterai jamais de ce qu’on fait aujourd’hui. Mais il faut continuer à être frustré car c’est en nous interpellant tous les jours que nous réhaussons l’ambition européenne et l’ambition du gouvernement belge d’atteindre les -55% » de gaz à effet de serre en moins d’ici 2030.