Policier tué à Schaerbeek - Glatigny réfute toute responsabilité du CAPREV, épinglé par Van Quickenborne

La ministre en charge des Maisons de justice, Valérie Glatigny (MR), a rejeté mercredi l’idée que le Centre d’Aide et de Prise en charge de toute personne concernée par les Radicalismes et Extrémismes Violents (CAPREV) ait une quelconque responsabilité dans l’assassinat du policier Thomas Monjoie.

 La ministre Valérie Glatigny© Jacques Duchateau
La ministre Valérie Glatigny© Jacques Duchateau ©© Jacques Duchateau

"Ce n’est pas en raison d’une rétention d’informations du CAPREV que le drame s’est produit", a assuré mercredi Mme Glatigny, interrogée par plusieurs députés lors de la séance plénière du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

"En quoi les informations du CAPREV auraient pu changer quoi que ce soit dans la prise en charge du suspect alors qu’il était fiché OCAM?", a ajouté la ministre, en écho aux critiques adressées par le ministre fédéral de la Justice Vincent Van Quickenborne (Open VLD)  envers le CAPREV.

Interrogé peu après le drame sur les dysfonctionnements qui avaient pu mener à l’assassinat du policier par Yassine M., le ministre de la Justice avait publiquement laissé entendre que le CAPREV n’avait pas suffisamment partagé avec les autorités judiciaires les informations dont il disposait sur l’auteur.

Pour Mme Glatigny, pointer une quelconque responsabilité du CAPREV "participe d’une volonté de détourner l’attention", a-t-elle jugé.

À ses yeux, si Yassine M. a pu commettre l’irréparable, c’est en raison de "la non-prise en charge judiciaire des menacées proférées contre des policiers le matin-même du drame", a-t-elle conclu.