Préavis de grève au sein de la fonction policière déposé par la CGSP pour le 9 novembre

La CGSP dépose un préavis de grève au sein de la fonction policière pour la journée du 9 novembre 2022, a-t-elle annoncé samedi par voie de communiqué. Le syndicat estime que les négociations sur la revalorisation salariale de la police intégrée sont "un échec de la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden".

Belga
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"La ministre nous avait promis une première phase de revalorisation en janvier 2023", rappelle Eddy Quaino de la CGSP Police. "La CGSP n’avait pas signé l’accord sectoriel car elle ne le jugeait pas crédible, et nous avions raison. Il faudra attendre octobre 2023 pour que les policiers aient droit à une petite augmentation."

Le syndicaliste estime en outre que l’accord budgétaire fédéral conclu en octobre exclu toute possibilité d’une deuxième phase de revalorisation salariale.

"Fermer tous les bureaux de police"

Le préavis de grève concerne tous les secteurs de la fonction policière, y compris logistiques et administratifs, précise la CGSP. "Notre objectif est de fermer tous les bureaux de police", précise Eddy Quaino.

Par ailleurs, le syndicat exige la présence de la ministre de l’Intérieur le 26 octobre à l’occasion du comité de négociation des services de police.

Samedi matin, une action de syndicats policiers, dont le SLFP, a perturbé le congrès de l’Open VLD organisé au sein du complexe Kinepolis à Bruxelles. Les syndicats ont pu dialoguer avec le Premier ministre Alexander De Croo, le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne et le président du parti, Egbert Lachaert. "Les ministres ont expliqué pourquoi il a été décidé d’ajuster la question de la revalorisation salariale dans l’accord budgétaire fédéral", selon le porte-parole du parti flamand.

Un accord entre la ministre et les syndicats policiers avait été atteint fin janvier 2021 après des mois de négociation. Il prévoit notamment une augmentation salariale de 5 % en moyenne, soit environ 1.000 euros bruts, en plus de l’indexation. Au cours des discussions budgétaires, au vu de la situation difficile des finances publiques, l’accord a été maintenu mais sa mise en œuvre sera étalée. Une première augmentation aura lieu le 1er octobre 2023 suivie d’une deuxième étape en octobre 2024 et une dernière tranche le 1er octobre 2025.