Variole du singe: 3 cas identifiés en Belgique, le risque pour la population générale est faible

La variole du singe, dont 3 cas ont été identifiés en Belgique - tous en Flandre -, présente « un risque faible pour la population générale », a assuré le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke

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 Frank Vandenbroucke.
Frank Vandenbroucke. ©BELGA

Selon ce dernier, la transmission se fait par contact physique très étroit avec une personne contaminée (par les fluides corporels, entre autres) ou un contact avec des vêtements ou du linge utilisés par une personne contaminée. La variole du singe peut également être transmise par contact direct lors de rapports sexuels.

Après une période d’incubation pouvant aller de 5 à 21 jours, les personnes infectées présentent généralement des symptômes légers au départ (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, douleurs dorsales, gonflement des ganglions lymphatiques et fatigue). Une éruption cutanée peut apparaître, souvent sur le visage, puis s’étendre au reste du corps. L’éruption change et passe par différents stades jusqu’à l’apparition d’une croûte. La plupart des personnes guérissent en quelques semaines. Exceptionnellement, ces symptômes peuvent être plus graves. Mais à ce stade, les cas rapportés en Europe sont majoritairement bénins et il n’y a pas de décès signalés.

En cas d’éruption cutanée suspecte, il est conseillé actuellement de prendre contact le plus rapidement possible avec les urgences qui orienteront éventuellement le patient vers un hôpital qui possède une plus grande expertise. Tant que la variole du singe n’est pas exclue ou que l’infection n’est pas guérie, tout contact rapproché avec d’autres personnes doit être évité et il est recommandé de ne pas avoir de contacts sexuels.

Les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes, ou les personnes qui ont des partenaires sexuels multiples, doivent être particulièrement vigilants.

Les personnes infectées devront être mises en isolement de contact jusqu’à ce que les lésions soient guéries. Les contacts à haut risque, tels que les cohabitants et les partenaires sexuels, sont quant à eux invités à surveiller leur état pendant 21 jours pour détecter les symptômes - compte tenu de la période d’incubation - et ne doivent pas être mis en quarantaine. Tout contact avec les femmes enceintes, les enfants et les personnes immunodéprimées doit être évité pendant cette période, selon M. Vandenbroucke (Vooruit).

L’évolution des cas en Belgique est suivie étroitement, a enfin affirmé le ministre en indiquant par ailleurs que la varicelle est également répandue à l’heure actuelle, surtout chez les jeunes enfants. Il s’agit d’une maladie différente, mais les lésions cutanées sont un peu similaires. En cas de doute ou d’inquiétude, il est préférable de contacter son médecin traitant.

Les personnes infectées doivent se mettre en quarantaine

Le Risk Management Group (RMG) du SPF Santé publique a décidé que les personnes infectées par la variole du singe doivent rester en quarantaine jusqu’à la fin des symptômes, rapporte vendredi l’agence sanitaire flamande. Trois cas ont jusqu’ici été identifiés en Belgique, tous en Flandre.

Les contacts à haut risque ne sont pas tenus de se placer en isolement mais doivent rester vigilants afin d’identifier les premiers symptômes. Les contacts à haut risque comprennent les colocataires de la personne infectée, les partenaires sexuels, les personnes qui ont été en contact étroit et les professionnels de la santé qui ont soigné le patient. Le Risk Assessment Group (RAG) recommande également aux contacts à haut risque de redoubler de prudence avec les personnes à immunité réduite, les femmes enceintes et les enfants.

Les personnes présentant des symptômes doivent se rendre au service d’urgence d’un hôpital.

La transmission du virus se fait par contact physique très étroit avec une personne contaminée (par les fluides corporels, entre autres) ou un contact avec des vêtements ou du linge utilisés par une personne contaminée. La variole du singe peut également être transmise par contact direct lors de rapports sexuels.

Après une période d’incubation pouvant aller de 5 à 21 jours, les personnes infectées présentent généralement des symptômes légers au départ (fièvre, maux de tête, douleurs musculaires, douleurs dorsales, gonflement des ganglions lymphatiques et fatigue). Une éruption cutanée peut apparaître, souvent sur le visage, puis s’étendre au reste du corps. L’éruption change et passe par différents stades jusqu’à l’apparition d’une croûte. La plupart des personnes guérissent en quelques semaines. Exceptionnellement, ces symptômes peuvent être plus graves. Mais à ce stade, les cas rapportés en Europe sont majoritairement bénins et il n’y a pas de décès signalés.

Dans les prochains jours, le RAG attend de nouvelles recommandations d’organismes internationaux tels que l’OMS et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).