Comment Yvan Verougstraete (Les Engagés) souhaite recalculer l’indexation automatique des salaires

Au micro de DH Radio, Yvan Verougstraete, candidat à la vice-présidence du groupe Les Engagés (ex-cdH), propose de revoir l’indexation automatique des salaires. Mais pas n’importe comment…

La Rédaction de L'Avenir

Ancien élu communal pour le PSC de Woluwe-Saint-Pierre, Yvan Verougstraete compte bien faire entendre (de nouveau) sa voix au sein des Engagés.

Invité de l’émission "Il faut qu’on parle" sur DH Radio, le fondateur de la chaîne de (para)pharmacie Medi-Market a notamment émis une nouvelle idée quant à la révision de l’indexation automatique des salaires.

"L’envie n’est pas de réformer ou supprimer la loi de 1996 (sur l’indexation automatique des salaires, NDLR) mais de résoudre un problème, celui des bas salaires qui ne savent plus faire face à une vague d’inflation et de hausses des prix", lance d’emblée Yvan Verougstraete, qui évoque un plan en trois étapes.

"La première mesure que je proposerai serait de calculer l’inflation sur les bas revenus, ceux qui sont plus impactés dans leurs dépenses quotidiennes. Ensuite, on appliquerait ce pourcentage - qui serait peut-être plus élevé que celui que l’on a actuellement - à tout le monde jusqu’à 3.500 euros bruts (par mois)." Et au-delà de 3.500 euros? "On aurait des négociations sectorielles, individuelles, qui tiennent compte de la réalité des entreprises. Ce qui nous permet de consolider l’indexation automatique – qui est un bien précieux – tout en limitant son impact négatif."

La Belgique taxe-t-elle trop ses citoyens? "Je pense que le niveau totale de prélèvement ne va pas et ne doit pas diminuer à court terme", reconnaît l’invité de Maxime Binet. "Pourquoi?Parce qu’on doit diminuer les dépenses de l’Etat mais on doit augmenter les investissements nécessaires." Seule alternative: opérer des taxations différentes afin de rendre le mécanisme "plus vertueux".

Assez cassant envers ceux qui ont la critique facile sur Twitter, Yvan Verougstraete estime encore que "la Région bruxelloise ne fonctionne pas" parce que l’institution "est trop compliquée et inefficace". Une des solutions avancées?"Que tous les parlementaires, dans les 18 mois après leur élection, passent un test linguistique […] afin de parler, ou comprendre à tout le moins, le néerlandais." Ce qui mettrait fin à une parité linguistique jugée obsolète par le fondateur de Medi-Market.