La congestion routière en augmentation sur nos routes: «Avec la hausse des prix, l’intérêt pour les transports en commun devrait augmenter»

Sans surprise, la congestion routière est en hausse sur les routes belges. 

Thomas Bastin
La congestion routière en augmentation sur nos routes: «Avec la hausse des prix, l’intérêt pour les transports en commun devrait augmenter»
©AP

C’est un fait: la congestion sur les routes belges a augmenté depuis mi-février. C’est en tout cas ce qui ressort du tableau de bord de la mobilité belge (Belgian Mobility Dashboard) établi par la Fédération des entreprises de Belgique (FEB) et le Febiac, la fédération du secteur automobile.

Un peu plus de deux mois après son lancement, la Dashboard a délivré ses premiers résultats pour ce premier quadrimestre. Par rapport à 2021, on observe une augmentation de la congestion sur nos routes. "Et cela n’a rien de surprenant, explique Eloise De Villegas, du centre de compétence énergie, climat et mobilité de la FEB. Avec la fin du télétravail début mars, les gens retournent davantage qui retournent au travail. Malgré tout, le télétravail s’est généralisé au sein des entreprises. Il est, pour l’instant, encore trop tôt pour expliquer cette hausse de manière approfondie."

Il sera intéressant d’observer si la tendance à la hausse persiste

Les travaux sur les grands axes peuvent aussi expliquer cette hausse de la congestion. "Avec le retour du printemps, il sera intéressant de voir si la tendance à la hausse persiste", confie Eloise De Villegas. "D’autres paramètres devraient avoir un impact sur la mobilité: le caractère structurel du télétravail, l’engouement pour les trains suite à la hausse des prix de l’énergie et du carburant, ainsi que la multiplication des vélos et des trottinettes dans les villes", indiquent la FEB et la Febiac.

Vendredi, le jour qui reste «étonnamment» le plus congestionné

"Dans les mois à venir, on est curieux de voir ce que ça va donner au niveau des transports en commun. Le Covid a évidemment eu un impact négatif sur ceux-ci, commente Eloise De Villegas. Plus personne ne voulait prendre le train et le bus. Cependant, on imagine qu’avec la hausse des prix du carburant, l’intérêt pour les transports en commun devrait largement augmenter."

En outre, le "Dashboard" montre que c’est le vendredi qui reste "étonnamment" le jour le plus congestionné de la semaine.

Si les embouteillages ont déjà coûté plus de 901 millions d’euros, soit une augmentation de 6% par rapport à 2021, le temps moyen perdu par personne active occupée et par jour a, lui, légèrement diminué (-7%) depuis le début de l’année par rapport à la même période en 2021, avec un total quotidien de 6 minutes et 11 secondes perdues. "Cette légère diminution, malgré l’augmentation actuelle des congestions, s’explique principalement grâce au mois de janvier et aux week-ends qui ont été moins congestionnés que l’année précédente", commentent la FEB et la Febiac.