Enfants morts à cause de pizzas contaminées: «Pas de cas signalé en Belgique», l’Afsca rassure

Des cas graves de contamination liée à la consommation de pizzas Buitoni ont pu être mis en évidence par les autorités sanitaires françaises. Aucun cas n’avait été signalé en Belgique, ce jeudi.

Thomas Longrie
 «Aujourd’hui, on ne sait pas encore ce qui a pu se passer en France, mais des analyses sont en cours pour essayer de déterminer comment ces pizzas ont pu être contaminées»  par la bactérie E.coli. «On s’oriente sans doute sur la pâte à pizza qui n’aurait pas été suffisamment cuite.»
«Aujourd’hui, on ne sait pas encore ce qui a pu se passer en France, mais des analyses sont en cours pour essayer de déterminer comment ces pizzas ont pu être contaminées» par la bactérie E.coli. «On s’oriente sans doute sur la pâte à pizza qui n’aurait pas été suffisamment cuite.» ©Buttoni

La Belgique respire.Du moins, pour l’instant.Si, en France, la Direction générale de la Santé déplore actuellement deux enfants morts dans le cadre d’une recrudescence de cas de syndromes hémolytiques et urémiques (SHU) liés à une contamination à la bactérie E.coli après la consommation de pizzas Buitoni, la Belgique en est épargnée.

"Ce jeudi matin, on a eu la confirmation qu’il n’y avait pas eu de signalements de cas de contamination en Belgique", nous explique Aline Van den Broeck, la porte-parole de l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca). "Nous avons procédé, dès le 21 mars, soit très jours après nos collègues français, au retrait du marché et au rappel de toutes les pizzas de la marque Buitoni et de la gamme Fraich’Up qui étaient vendues dans neuf magasins de la chaîne Leader Price, en province du Hainaut et en province de Liège. Un retrait procédé de manière préventive pour être certain de ne pas mettre en danger le consommateur."

La cause des contaminations?On s’oriente sur la pâte à pizza qui n’aurait pas été suffisamment cuite.

"Aujourd’hui, on ne sait pas encore ce qui a pu se passer en France, mais des analyses sont en cours pour essayer de déterminer comment ces pizzas ont pu être contaminées" par la bactérie E.coli. "On s’oriente sans doute sur la pâte à pizza qui n’aurait pas été suffisamment cuite."

E.coli est une bactérie naturelle qu’on retrouve dans les intestins de l’homme, mais aussi des animaux et qui peut donc se retrouver dans nos aliments (viande crue, légumes, herbes aromatiques, ou encore dans les pâtes crues qui contiennent de la farine, etc.)."Dans la majorité des cas, elle n’est pas dangereuse, mais elle peut parfois représenter un risque pour les personnes plus faibles", précise Aline Van den Broeck.

Les pizzas que nous avons fait retirer du marché belge, on l’a fait par mesure de précaution, car on n’a pas la certitude qu’elles contenaient ladite bactérie.

"L’Afsca suit le dossier de très près", précise encore sa porte-parole."Les pizzas que nous avons fait retirer du marché, on l’a fait par mesure de précaution, car on n’a pas la certitude qu’elles contenaient ladite bactérie."

L’Afsca rappelle que dans sa mission de contrôle de la chaîne alimentaire, ses agents réalisent des prélèvements sur des milliers de denrées alimentaires."La bactérie E.coli fait partie du micro-organisme qu’on traque. Sur les trois dernières années, plus de 99% des échantillons étaient conformes et ne contenaient donc pas la bactérie.Il n’y a néanmoins pas de risque zéro, l’exemple de la France le démontre."

Diarrhées, douleurs abdominales ou vomissements

Les syndromes hémolytiques et urémiques (SHU) liés à une contamination à E.coli provoquent une insuffisance rénale, et se manifestent chez les enfants. En France, pas moins de 75 cas d’enfants contaminés ont été recensés et deux d’entre eux sont morts, sans doute de la bactérie, même si un lien formel entre la consommation des pizzas et leur décès n’a pas encore pu être établi.

Les autorités françaises de la santé rappellent la nécessité de consulter un médecin en cas d’apparition, dans les dix jours après la consommation de la pizza, de diarrhées, de douleurs abdominales ou de vomissements. La consultation s’impose aussi si, dans les 15 jours, apparaissent des signes de grande fatigue, de pâleur, ou une diminution du volume des urines, qui deviennent plus foncées. "En l’absence de symptômes dans les 15 jours suivant la consommation, il est également rappelé qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter", conclut la Direction générale de la Santé.