L’organiste viole la choriste; cuistot de camp et prédateur; il détourne une maison… 10 histoires judiciaires étonnantes

Découvrez 5 histoires judiciaires plutôt surprenantes survenues cette semaine en Wallonie.

L’organiste viole la choriste; cuistot de camp et prédateur; il détourne une maison…  10 histoires judiciaires étonnantes
©Le prévenu a écopé de 10 mois de prison pour avoir stocké et détourné une maison. Il fait appel.

Conflit de voisinage, vol, infraction au code de la route, agression, autant de motifs de se retrouver face au tribunal.

S’il existe une multitude d’alternatives pour l’éviter, force est de constater que nos tribunaux sont pleins.

Face à ces hommes et ces femmes pris en défaut: un juge. À lui de juger les arguments de chacun pour ensuite opter pour la compréhension, le sermon et parfois la punition.

1.A Wavre, l’organiste viole une choriste pendant la messe

Guillaume A. est irlandais, aujourd’hui âgé de 31 ans. Il est venu voici quelques jours avouer ces crimes qu’il a commis de décembre 2016 à juin 2017, alors qu’il était organiste à Wavre, à l’égard de Caroline (prénom d’emprunt), une choriste tombée sous son charme.

En tout état de cause, de messages puis de conversations à connotation sexuelle, il en arriva à l’amener, alors que la messe se déroulait, dans un local où ils se déshabillèrent.

2.Accusé d’avoir détourné… une maison, stockée un temps avant de se volatiliser

Michaël (prénom d’emprunt), a été condamné en octobre dernier à 10 mois de prison et à 800 euros d’amende pour un abus de confiance. Le prévenu, qui faisait opposition à la condamnation, mercredi, est accusé d’avoir détourné une maison en ossature bois qu’il devait installer chez un client en avril 2014.

4.La vente de cocaïne comme «salaire»

Quatre personnes sont inquiétées pour détention et vente de cocaïne et de cannabis. Deux sont dans l’attente d’une régularisation.

À la question de savoir ce qui les pousse à agir de la sorte, les trois hommes expliquent que sans emploi et, pour deux d’entre eux, en situation irrégulière, c’est le seul moyen qu’ils ont trouvé. Une réponse qui heurte le président Maglioni. "Beaucoup de gens sont dans votre cas. Cela doit insultant pour eux d’entendre ce que vous faites."

5.Elle emprunte 16 000€ à son mari mourant

L’histoire de Marie et Vincent (prénoms d’emprunt), démarre en 2016. Mais en septembre 2017, Vincent apprend qu’il est atteint d’un cancer généralisé et qu’il est condamné. Elle-même atteinte de sclérose en plaque, Marie, une Hutoise de 40 ans, arrête de travailler. Ils décident de profiter à deux de la vie en faisant divers voyages avant que Vincent ne décède le 14 janvier 2018.

Mais ces derniers jours se déroulent "de façon bizarre", comme le décrit la procureure de division, Brigitte Leroy. Plusieurs achats, virements et retraits sont effectués par Marie avec la carte bancaire de Vincent. Au total, plus de 16 000 euros ont été dépensés. Les enfants du défunt ont décidé de déposer plainte pour abus de confiance.

6Il filme sa femme à son insu sous la douche

Un père de famille est accusé d’avoir sciemment téléchargé une vidéo pédopornographique sur son ordinateur, le 20 avril 2018. Il aurait filmé, à son insu, son épouse.

Les autorités belges se sont intéressées à l’homme d’une quarantaine d’années suite à une demande des autorités de Moscou qui menaient une enquête relative à un réseau pédophile. "Je voulais télécharger des films pour mes enfants à l’occasion de leur communion et ce fichier était attaché", a-t-il indiqué. "Je ne l’ai pas ouvert."

7Le «petit chimiste»

En juillet 2019, le 112 est appelé avenue Patton à Arlon. Un homme est inanimé dans son appartement. Personne ne peut plus rien pour lui. L’analyse toxicologique révèle que son sang et ses urines contiennent pas moins de neuf substances médicamenteuses différentes.

L’enquête policière s’est particulièrement intéressée à son voisin de palier, un homme de 28 ans, en réalité le copain avec qui il se droguait pour partir dans des trips plus fous les uns que les autres. L’enquête a révélé que ce copain de "drug-party" était connu sous le sobriquet du "petit chimiste", spécialisé dans la recherche de "recettes" où il mélangeait de la résine de cannabis avec d’autres substances, pour multiplier et améliorer les effets de la drogue.

8Photographe, il proposait de faux castings et harcelait des jeunes filles

Jérôme B., 33 ans, photographe professionnel, amateur de fillettes, d’adolescentes et de jeunes majeures, avait mis au point diverse techniques pour approcher ses "proies". Il les rencontrait physiquement ou via Facebook, leur parlait de la brillance d’une carrière de mannequin, leur proposait tantôt un casting tantôt un clip vidéo, leur demandait de lui envoyer des photos en tenue légère, en maillot de bain ou nues, voire de jouer le rôle d’aguicheuse pour des hommes d’âge mûr.

MAIS ENCORE

Le trio wallon braquait des commerces en France «pour rembourser nos dettes aux dealers»

Les trois Belges qui comparaissent, depuis ce lundi, devant la cour d'assises de l'Aude, en France, pour avoir commis cinq braquages en 2019, ont tous eu une enfance chaotique. Livrés à eux-mêmes dès leur plus jeune âge, ils ont sombré dans la consommation de drogue. + LIRE ICI