Charles Michel: "Si les Russes avaient accès à la vérité, ils seraient contre cette guerre"

Le président du conseil européen l’assure: l’Europe doit forcer Moscou à négocier un cessez-le-feu avec l’Ukraine sans pour autant faire pression sur le peuple russe.

A. Ma.
Charles Michel: "Si les Russes avaient accès à la vérité, ils seraient contre cette guerre"
L’Europe de Charles Michel souhaite faire pression sur l’économie russe pour que Moscou négocie avec l’Ukraine. ©Photo News

Invité de la chaîne LN24 ce jeudi soir, Charles Michel a apporté une fois de plus le soutien de l’Europe à l’Ukraine dans le conflit armé qui l’oppose à la Russie. L’ancien Premier ministre belge défendant notamment la volonté de l’UE de venir en aide à Kiev en leur fournissant des armes.

"Je connais le président Zelensky depuis quelques années. Au fur et à mesure, un sentiment de confiance mutuelle, d’estime et d’amitié s’est développé. On est de la même génération. On a beaucoup parlé, depuis longtemps et bien avant la guerre, de la volonté de l’Ukraine de se rapprocher de l’Europe mais aussi d’être membre de l’Union européenne", explique Charles Michel qui assure "craindre pour la vie" de son partenaire ukrainien. "C’est quelqu’un qui a réellement engagé des réformes démocratiques et économiques pour rendre son pays plus proche du modèle européen. Et - c’est mon sentiment – si cette attaque est menée contre l’Ukraine, c’est probablement parce que la Russie craint la propagation de cet esprit démocratique et de ces institutions fondées sur l’État de droit."

Bien décidé à ne pas laisser la Russie imposer ses vues à l’Ukraine et à l’Europe, le président du conseil européen espère que les récentes sanctions imposées à Moscou pèseront dans la balance. "La volonté, c’est de viser le système politique qui décide des actes sauvages […] Ces sanctions visent à toucher le système économique (russe) pour infléchir la décision politique, pour amener le Kremlin à stopper les hostilités immédiatement et à démarrer le plus vite possible un processus de négociation." Pas question donc de presser un peu plus encore les citoyens russes.

"Nous sommes convaincus que la population russe, si elle avait accès à la vérité, serait contre cette guerre sauvage, assure Charles Michel. Nous savons que le peuple russe se sent très lié d’un point de vue fraternel avec le peuple ukrainien."

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