Maisons de repos: "L’omerta n’a que trop duré"

Amnesty et la Ligue des droits humains réclament des visites inopinées et des contrôles indépendants dans les maisons de repos. Entre autres mesures.

Pascale Serret
Maisons de repos: "L’omerta n’a que trop duré"
La crise sanitaire a privé des résidents de leurs droits. «Mais il faut faire mieux que revenir à la situation d’avant le Covid», préviennent Amnesty et la Ligue des droits humains. ©Anke Thomass – stock.adobe.com

Les dernières révélations sur la maltraitance dans les maisons de repos a braqué les projecteurs sur le secteur privé: en l'occurrence Orpea, une grosse boîte française qui gère aussi des résidences en Belgique. "On pointe du doigt les opérateurs privés. Mais les situations dénoncées ne sont pas limitées à une chaîne. C'est très généralisé, aujourd'hui ", avance Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d'Amnesty international.