Sortie du nucléaire: Nollet renvoie le débat après le 18 mars

Le coprésident d’Écolo, Jean-Marc Nollet juge prématuré le débat actuel sur un possible abandon de la sortie du nucléaire sans avoir pris préalablement connaissance du dernier rapport d’évaluation qu’Elia.

Sortie du nucléaire: Nollet renvoie le débat après le 18 mars

"Le 18 mars, Elia remettra un rapport basé sur des chiffres, des faits, pas au vogelpik", a souligné vendredi le Carolo qui était l’invité politique de la matinale de Bel-RTL.

"Si Elia dit qu’il n’y a pas de problèmes (pour la sécurité d’approvisionnement du pays, NDLR), on ira vers le plan A (la confirmation de la sortie du nucléaire). Si Elia dit qu’il y a un problème, on ira vers le plan B (prolongation de certains réacteurs)", a ajouté M. Nollet.

Face à l’agitation politique de ces derniers jours sur le dossier nucléaire, le coprésident des Verts a rappelé que la Vivaldi disposait d’un "accord de majorité qui est clair", et que le gouvernement avait bouclé en décembre dernier "un accord qui définit une méthode de travail jusqu’au 18 mars".

Une éventuelle prolongation du nucléaire pourrait-elle conduire les Verts à claquer la porte De Croo? "Je n’ai jamais travaillé avec des menaces", répond M. Nollet, tout en rappelant que "le gouvernement travaille au consensus".

D’ailleurs, toute forme de menace est inutile, selon lui, la sortie du nucléaire étant à la fois inscrite dans l’accord de majorité, ainsi que de la loi actuelle, qu’il faudrait modifier pour prolonger les réacteurs.

Plusieurs partis politiques de la majorité ont remis en cause ces derniers jours l’opportunité de sortir du nucléaire vu les tensions entre la Russie et l’Ukraine qui risquent de renchérir le prix du gaz.

À cet égard, M. Nollet a souligné que seuls 4% du gaz actuellement consommé en Belgique provenait de Russie, nos fournisseurs principaux étant la Norvège et les Pays-Bas.

En revanche, 25% de notre uranium (et 30% de notre pétrole) sont issus de Russie, a-t-il ajouté.

Invité sur la Première (RTBF), le vice-Premier ministre écologiste Georges Gilkinet a sans surprise défendu la même ligne que son coprésident.

Le ministre de la Mobilité a toutefois ajouté que la politique du gouvernement actuel visait précisément à sortir la Belgique de sa dépendance envers l’étranger pour l’amener progressivement vers une autonomie énergétique, basée sur la production locale d’énergies propres.

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