Covid en Belgique: "On devrait passer sous les 300 lits en soins intensifs très prochainement"

Selon le baromètre Covid, un des critères pour passer en code jaune est qu’il y ait moins de 300 lits occupés en soins intensifs. Un critère bientôt atteint.

Covid en Belgique: "On devrait passer sous les 300 lits en soins intensifs très prochainement"
Concernant le nombre moyen quotidien de nouveaux cas, la chute se poursuit (près de -50%). Plus vite en Wallonie et à Bruxelles qu’en Flandre. ©Photo News

Ce vendredi 18 février, Yves Van Laethem et Steven Van Gucht ont fait le point sur l’évolution du Covid en Belgique lors de la traditionnelle conférence de presse du centre national de crise.

"Nous allons lentement mais sûrement vers la fin de la 5e vague", a affirmé Yves Van Laethem. "Malgré tout, les décès continuent d'augmenter et nous allons bientôt dépasser les 30.000 décès dus au Covid en Belgique."

Au niveau des chiffres, on aperçoit deux choses différentes par rapport au baromètre: "Les 300 lits occupés en soins intensifs du code jaune, on devrait les attendre prochainement. Par contre, au niveau des hospitalisations, on ne devrait être sous les 150 hospitalisations, critère du code orange, que dans 2 semaines", a détaillé le porte-parole interfédéral.

En effet, entre le 11 et le 17 février, les admissions à l’hôpital étaient de 246 en moyenne par jour. Et il y a actuellement 350 personnes aux soins intensifs, sur 3.253 hospitalisés.

Le sous-variant Omicron BA.2 sous la loupe

Concernant le nombre moyen quotidien de nouveaux cas, la chute se poursuit (près de -50%). Plus vite en Wallonie et à Bruxelles qu’en Flandre. Si la majorité des cas se trouvent chez les plus jeunes et dans la trentaine, le variant Omicron représente quasiment tous les cas en Belgique. "Le variant Delta - 0,3% des infections - est en voie de disparition chez nous", a déclaré Steven Van Gucht. Le sous-variant Omicron BA.2 représente, quant à lui, 14% des infections.

Omicron se divise en plusieurs "lignées": BA.1, BA.1.1, BA.2 et BA.3. La mutation BA.2 (qui présente des différences par rapport aux autres sous-variants, notamment dans la protéine spike, la "clef d’entrée" du virus dans l’organisme) est présente en Belgique depuis le mois de janvier. Elle est en augmentation dans de nombreux pays, raison pour laquelle l’Institut de santé publique Sciensano la garde sous la loupe.

BA.2 pourrait d’ailleurs devenir dominant dans notre pays au cours des prochaines semaines, a ajouté Steven Van Gucht.

Faut-il s’en inquiéter? Pas particulièrement, estime Van Gucht, prenant l’exemple du Danemark, qui a levé la plupart de ses restrictions sanitaires le 1er février sans pour autant assister à une explosion des indicateurs épidémiologiques.

Les autres mutations (Alpha, Beta - identifiées pour la première fois dans le monde en décembre 2020 -, Gamma, Epsilon, Iota et Eta) n’ont pas été remarquées chez nous au cours des deux derniers mois.

Les recommandations à l’étranger et au travail

Au niveau des voyages, le SPF Affaires étrangères appelle toujours à la prudence: "Les voyages vers des pays se trouvant en dehors de l'Union européenne restent fortement déconseillés".

Le télétravail est devenu ce 18 février une recommandation et non plus une obligation. Le SPF Emploi rappelle qu'il est important de maintenir les gestes barrières: "Les contacts étroits sont toujours un risque. Il faut porter un masque buccal quand le mètre 50 de distance n'est pas possible. Plus le travail est physique et intense, plus on répand des aérosols".