La fusion entre UCLouvain et Saint-Louis approuvée

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé en première lecture un avant-projet de décret organisant la fusion entre l’Université catholique de Louvain et l’Université Saint-Louis Bruxelles, indique-t-il samedi dans un communiqué.

La fusion entre UCLouvain et Saint-Louis approuvée
Image d’illustration ©EdA

L’UCLouvain et Saint-Louis ont décidé depuis 2017 de fusionner, une fusion déjà appliquée dans les faits mais qui attend encore une autorisation officielle. En décembre, les deux institutions avaient une nouvelle fois demandé au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles d’autoriser la fusion, alors qu’aucun accord n’avait pu encore être trouvé entre les partenaires de la majorité.

La coalition francophone s’est finalement mise d’accord, pour approuver l’avant-projet de décret de la ministre de l’Enseignement supérieur Valérie Glatigny organisant la fusion entre les deux établissements. "Ce texte va maintenant poursuivre son processus d’adoption", précise le gouvernement.

Ce projet de fusion a suscité par le passé des tensions dans le monde académique, l’Université libre de Bruxelles notamment voyant d’un mauvais œil une présence plus importante de l’UCLouvain en région bruxelloise.

Le gouvernement de la FWB s’est également accordé sur les grands axes des réformes à venir dans l’enseignement supérieur. Trois objectifs ont été fixés: renforcer la qualité de l’enseignement supérieur et son accessibilité, favoriser une meilleure utilisation des moyens publics et réduire certains effets négatifs de la concurrence entre les établissements.

Ainsi, la loi de financement des universités sera révisée. Les institutions académiques bénéficient pour l’instant d’un financement à enveloppe fermée - renforcé cette année de 50 millions d’euros et de 80 millions en 2024 - alors que le nombre d’étudiants explose.

Des travaux seront également entamés concernant la délivrance des habilitations, les financements d’impulsion pour l’offre de formation au sein des arrondissements déficitaires, une réforme des allocations d’études ainsi que la poursuite du gel du minerval et le plafonnement des frais et droits d’inscription dans les Hautes écoles et les Écoles supérieures des arts, précise encore le gouvernement.

Les acteurs de l’enseignement supérieur seront impliqués dans la réflexion, assure le gouvernement.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...