Face à Omicron, la CIM Santé a décidé de "rompre les digues", dénonce le Setca-SEL

Le syndicat socialiste de l’enseignement libre, le Setca-SEL, a vertement dénoncé ce jeudi la décision prise la veille par la CIM Santé d’assouplir les règles de quarantaine pour les élèves dans les écoles, aux dépens de la santé des enseignants, selon le syndicat.

Face à Omicron, la CIM Santé a décidé de "rompre les digues", dénonce le Setca-SEL

"Face au tsunami Omicron, la CIM Santé décide de rompre les digues", fustige le Setca-SEL dans un communiqué.

"En supprimant la quarantaine, la vague peut continuer à déferler. On ne supprime pas le risque d’être contaminé, on l’augmente! On n’évite pas le chaos, on le nourrit. Mais qu’importe puisque les enfants sont gardés et les charges administratives allégées. Tant pis pour les personnes à risque, qu’elles soient membres du personnel, élèves ou parents d’élèves", s’insurge le syndicat.

La CIM Santé a décidé hier mercredi soir de mettre un terme à l'"emergency break", mesure "coup de frein" qui prévoyait la fermeture d'une classe dès qu'on y recensait quatre élèves malades.

Les ministres ont aussi décidé que les enfants ayant eu un contact à haut risque dans leur cercle familial (parent ou frère/soeur contaminé) ne devraient plus obligatoirement se tenir à l’écart de l’école, sauf s’ils affichent eux-mêmes des symptômes ou s’ils sont testés positifs.

Pour le syndicat socialiste, ce nouveau changement démontre que "les membres du personnel des établissements d’enseignement ne sont jamais que des variables d’ajustement dans des protocoles dont plus personne ne comprend le sens. La coupe est pleine!"

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