Covid: "Les contaminations vont encore augmenter mais le pic s’approche", selon Yves Van Laethem (vidéo)

Depuis plusieurs semaines, la Belgique est entrée de plein fouet dans la cinquième vague liée au Covid. Le pic, au niveau hospitalier, devrait être attendu fin janvier, début février. C’est ce qu’a confirmé, Yves Van Laethem, ce vendredi.

Thomas Bastin
Covid: "Les contaminations vont encore augmenter mais le pic s’approche", selon Yves Van Laethem (vidéo)
Yves van laethem ©EdA Mathieu Golinvaux

"Les chiffres continuent d'augmenter. Lundi, nous avons enregistré un record de près de 62 000 infections. Prochainement, on devrait atteindre un record de contaminations avec plus de 62 000 infections par jour. On ne peut pas se leurrer, le nombre d'infections va continuer de croitre", a indiqué le porte-parole interfédéral. Ce qui représente une augmentation de plus de 34%. "Par contre, on devrait atteindre fin janvier, début février."

Nous en sommes ce vendredi à 255 admissions en moyenne par jour, soit 39% de plus qu’il y a une semaine. Il y a maintenant un total de 2.736 patients Covid (+ 34%) dans les hôpitaux.

Au niveau hospitalier, aussi, les chiffres croient. "Mais la situation n’est pas encore préoccupante", a rappelé Yves Van Laethem. En moyenne, le nombre d’admissions à l’hôpital est de 265 par jour, contre 183 la semaine précédente. Cependant, pour la journée de jeudi, on dénombrait 341 nouvelles admissions. "C’est une accélération importante", a commenté le virologue Steven Van Gught. Actuellement, il y a 2.736 personnes hospitalisées contre le Covid, soit une augmentation de plus de 34% par rapport à la semaine précédente.

La pression sur les soins intensifs diminue encore

Et pourtant, la bonne nouvelle, concerne les soins intensifs. Ceux-ci ont diminué de 11%. "Ce qui est encourageant", détaille Yves Van Laethem. Il y a actuellement 367 lits occupés. "Mais il n’y a pas de préoccupation réelle à ce sujet pour l’instant. Les paramètres hospitaliers restent conformes à nos attentes. Clairement, on constate que le variant Omicron est moins sévère."

Le deuxième motif d’encouragement est la diminution du rapport entre le nombre d’infections et le nombre de personnes hospitalisées. "Depuis le début de la campagne de vaccination, le taux d’hospitalisation a progressivement diminué", s’est réjoui Steven Van Gucht. Avant les vaccinations, 5 à 8% des personnes infectées étaient hospitalisées, maintenant cela est tombé à moins de 1%.

"On doit ces résultats à l’immunité construite, et peut-être aussi au caractère plus doux du variant Omicron", a déclaré Van Gucht.

Impact sur le retour à l’école

Les jeunes de moins de 20 ans représentent 1/3 des contaminations. On constate d’ailleurs que la tranche d’âge des 15-17 ans est impactée. "Le taux d’infection a augmenté de près de 100% sur les 7 derniers jours. C’est évidemment lié à la reprise scolaire où le testing est plus intensif", a indiqué Yves Van Laethem. Par contre, et c’est encore une bonne nouvelle, le nombre d’infections chez les personnes de plus de 20 ans a diminué de 3%. "On espère que c’est un signe avant-coureur." À noter que 94% des contaminations concernent le variant Omicron et 5% seulement le variant Delta.

Enfin, pour être tout à fait complet, les deux provinces les plus touchées au niveau des infections sont la Flandre occidentale (+77%) et le Limbourg (+60%).