Une nouvelle version du variant Omicron, confondue avec Delta, circulerait en Belgique: "Difficile de donner un chiffre"

Selon un biostatisticien flamand, une nouvelle version du variant Omicron, confondue avec Delta et passée inaperçue, circule en Belgique. Ce qui expliquerait qu’Omicron ne représente "que" 85% des infections au Covid dans notre pays.

Fl.G.
Une nouvelle version du variant Omicron, confondue avec Delta, circulerait en Belgique: "Difficile de donner un chiffre"
Cette nouvelle souche d‘Omicron serait confondue avec le variant Delta lors des tests PCR. ©MyriamB - stock.adobe.com

Alors qu'il avait été prédit que la totalité des contaminations par le Covid-19 seraient dues au très contagieux variant Omicron à la fin de l'année dernière, le chef de la Taskforce vaccination Dirk Ramaekers avait été surpris de constater, samedi dernier, que 15% des infections étaient encore liées au variant Delta.

Pour le biostatisticien Tom Wenseleers, ce constat interpellant est dû à une nouvelle sous-version du variant Omicron. En plus de la souche BA.1, qui a fait exploser les indicateurs d'infection ces dernières semaines, sa petite sœur BA.2 ferait aussi le tour de notre pays, tout en parvenant à passer sous les radars.

"Pour l'instant, il ne s'agit que d'un faible nombre de contaminations, c'est difficile de donner un chiffre", indique-t-il à nos confrères de Het Laatste Nieuws.

Une «sous-version» d’Omicron venue d’Inde

Venue d’Inde, cette "sous-souche" aurait plus de facilités à échapper à notre système immunitaire et serait confondue avec le variant Delta lors des tests PCR. L’ancien variant dominant, plus pathogène qu’Omicron, continue donc de se propager en Belgique, mais moins que ce qu’en disent les chiffres.

"La question est de savoir si Delta va complètement disparaître ou s’il va réapparaître à plus long terme", précise Tom Wenseelers.

En Inde, cette version BA.2 du variant Omicron est pratiquement la seule existante sur place, tandis qu’elle atteint plus de 50% des infectés au Danemark. Il faudra donc attendre l’évolution de la situation dans ces pays avant de faire des conclusions pour la Belgique.

Ce n’est pas ce que nous voulons voir, mais ce n’est pas non plus la fin du monde.

"Les premières données utiles viendront vraisemblablement du Danemark. Nous devons être prudents avec les données de l’Inde, car c’est un pays très différent du nôtre. Leur couverture vaccinale est plus faible et la pyramide des âges de leur population est différente", ajoute le biostatisticien de la KU Leuven.

Quoi qu’il arrive, Tom Wenseelers se veut rassurant face à cette nouvelle souche. "Ce n’est pas ce que nous voulons voir, mais ce n’est pas non plus la fin du monde. Après tout, la gravité de la maladie diminuera toujours davantage."