Codeco du 22 décembre 2021: entre incompréhensions et satisfactions, les réactions des différents secteurs

Ce mercredi 22 décembre, un nouveau Comité de concertation a eu lieu. De nouvelles mesures ont été prises afin de ralentir la progression du variant Omicron en Belgique. Ces mesures ont fait réagir les secteurs concernés.

Codeco du 22 décembre 2021: entre incompréhensions et satisfactions, les réactions des différents secteurs
Ce mercredi 22 décembre, un nouveau Comité de concertation a eu lieu. De nouvelles mesures ont été prises afin de ralentir la progression du variant Omicron en Belgique ©BELGA

Codeco: «respecter les mesures de précaution pour éviter le pire» (FEB)

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) se montre compréhensive vis-à-vis des nouvelles mesures annoncées mercredi soir à l’issue d’un nouveau Comité de concertation consacré à la pandémie. Il faut appliquer "le principe de précaution pour éviter pire à l’avenir", estime l’organisation patronale qui encourage la population à recevoir la 3e dose "booster".

"Aussi pénibles que soient les mesures adoptées pour les entreprises impactées, la situation épidémiologique nous oblige à agir maintenant pour pouvoir faire face au variant omicron au début de l’année prochaine", commente-t-elle.

Afin d’éviter la faillite des entreprises concernées, l’organisation d’employeurs appelle les autorités à prévoir rapidement des mesures de soutien.

Enfin, la FEB souligne l’importance des mesures de précaution et de la campagne de vaccination. "Nous devons tous assumer conjointement nos responsabilités. Il est important de respecter pleinement les mesures de précaution et de faire sa troisième dose de vaccin. Mieux vaut prévenir que guérir", déclare Pieter Timmermans, CEO de la FEB.

«Incompréhension» et «colère» pour les acteurs culturels après l’annonce de la fermeture

C’est avec un sentiment d’"incompréhension" générale teintée de "colère" que le secteur de la culture accueille l’interdiction de tous les événements de masse à l’intérieur, annoncée mercredi soir par le Comité de concertation (Codeco), et impliquant de facto la fermeture des salles de concerts, des théâtres et des cinémas dès dimanche. Des aides économiques vont une nouvelle fois devoir être prises, sans quoi certains lieux culturels vont devoir mettre la clé sous la porte, prévient-on déjà.

Déjà peu épargnés par le dernier Codeco (3 décembre), qui avait fixé la limite du public à 200 personnes maximum, les acteurs du monde de la culture font maintenant face à une fermeture pure et simple de toute activité.

"C’est de la déconsidération totale et un nouveau coup de massue pour nous", déplore la secrétaire générale de la Fédération des employeurs des Arts de la scène (FEAS), Françoise Havelange. En ligne de mire, l’absence totale de prévisibilité de ces mesures et le manque de prise en compte des réalités des différents lieux culturels: "pourquoi ne propose-t-on pas, comme pour les bulles de deux pour aller faire les magasins, des binômes pour se rendre au théâtre?"

Même constat de désespoir pour le secteur du cinéma, "enragé et étonné" face à une décision "qui n’était pas sur la table lors de la remise de l’avis du GEMS", le groupe d’experts qui conseille les autorités, s’exaspère Thierry Laermans, secrétaire général de la Fédération des cinémas de Belgique (FCB).

Les deux représentants de fédération soulignent, une nouvelle fois et avec regret, les efforts fournis par leurs membres pour garantir la sécurité sanitaire au sein de leurs salles (CST, ventilation, limitation du public) et le manque de preuves permettant de considérer le monde de la culture comme propice aux infections.

"Si vous regardez les mesures strictes que nous appliquons aujourd’hui, nous ne comprenons vraiment pas comment une interdiction totale des projections de films peut aider à prévenir les infections", réagit la porte-parole du groupe Kinépolis, Anneleen Van Troos.

"On nous prive de la meilleure période de l’année avec les vacances d’hiver qui représentent 20% du chiffre d’affaires de nos salles", renchérit enfin Thierry Laermans, qui appelle le gouvernement à absolument prévoir des aides "pour sauver les salles qui ont déjà vécu une année catastrophique".

La réévaluation des mesures touchant le monde de la culture aura lieu début janvier, à l’occasion du prochain Codeco.

La Fédération des prestataires de mariage satisfaite à l’issue du Codeco

La Fédération belge des prestataires de mariage s’est montrée satisfaite mercredi soir à l’issue du Comité de concertation. Ce dernier a décidé de ne pas imposer de mesures supplémentaires pour les mariages.

"Il est important que les mariages prévus en janvier puissent se dérouler, car la majorité était des mariages reportés", a réagi la porte-parole de la fédération Isabelle Ghosez. "Les gens en ont assez de reporter et donc nous sommes très heureux. Les ministres ont certainement écouté attentivement nos préoccupations."

"C’est également une bonne chose qu’il y ait des certitudes sur le long terme pour nos fournisseurs", conclut la porte-parole. "Cela signifie que des contrats peuvent également être conclus pour des mariages dans le futur et pour l’été. Dans le cas contraire, les couples n’auraient plus projet d’organiser un mariage."

«Le Codeco veut-il la mort du commerce et du loisir?» (SNI)

À l’issue du Comité de Concertation mercredi soir, le syndicat neutre pour indépendants (SNI) se pose "clairement" la question de savoir si le Codeco veut la mort du commerce et du loisir. "On se croirait revenu un an en arrière et pourtant la vaccination est passée par là", s’énerve-t-il.

Le syndicat pointe notamment la décision d’un retour de l’obligation de faire son shopping à maximum deux personnes et de la règle d’une personne par 10 mètres carrés qui "ne repose à nouveau sur rien": "les commerces ne sont pas des lieux de contamination comme l’a encore démontré une enquête de l’Institut Pasteur.? Il n’y a donc aucune raison de les limiter", argumente-t-il.

Pour le SNI, le timing est, en outre, on ne peut plus mauvais, sachant que fin décembre est toujours une période chargée pour les commerces avec les achats de Noël. "S’ajoute à cela le début des soldes d’hiver le 3 janvier prochain, une des périodes les plus importantes de l’année pour les détaillants. C’est d’autant plus nécessaire qu’ils doivent se refaire une trésorerie fortement malmenée au cours de cette année", poursuit-il.

Le syndicat s’inquiète également pour tout le secteur du loisir intérieur (karting, bowling…) qui, depuis le début de la crise sanitaire, a déjà dû fermer très longtemps. "Cette période d’hiver est l’une des plus importantes pour eux puisque la météo pousse à se détendre en intérieur. Ce sont par ailleurs de grands espaces bien ventilés. Prenons par exemple les kartings qui n’ont pas attendu la crise pour se munir d’extracteurs d’air. Où est donc la logique à leur fermeture?", fustige-t-il.

Le SNI appelle enfin les différents niveaux de pouvoir à accélérer l’octroi des aides.

Des mesures difficiles pour Plopsa Group

La fermeture des zones couvertes pour les parcs d’attractions et les piscines tropicales est difficile pour Plopsa Group, réagit mercredi soir le CEO de Plopsa Steve Van den Kerkhof, à l’issue du Comité de concertation. "La fermeture des piscines subtropicales est un coup dur. Une perte énorme", dit-il.

Plopsa Group doit fermer la partie couverte de ses parcs d’attractions, mais cela signifie également que Plopsa Indoor Hasselt et Plopsa Station Antwerp doivent fermer. Les parcs aquatiques doivent aussi fermer.

La fermeture des piscines tropicales est un coup dur. "Nous permettons à 200 personnes de nager à la fois dans un très grand bâtiment dans un environnement chloré avec une excellente ventilation. Ces personnes gardent déjà leurs distances les unes des autres de toute façon. Il n’est pas question d’indemnisation et nous ne disposons pas encore de date de réouverture", déplore le CEO.

Plopsa est toutefois satisfait du maintien de l’ouverture des parties extérieures des parcs. "Nous avons investi 500.000 euros dans notre parc de La Panne pour l’hiver. Cela aurait été un drame."

Codeco: «Tristes fêtes pour beaucoup d’indépendants et de PME» (UCM)

Les décisions prises par le Comité de concertation vont "plomber l’ambiance des fêtes de fin d’année", a réagi l’Union des classes moyennes (UCM) à l’issue du Comité de concertation consacré à la pandémie mercredi soir.

"Au-delà des activités directement touchées — événementiel, culture, sport? — l’horeca, le commerce, les métiers de contact et bien d’autres secteurs n’atteindront certainement pas leur chiffre d’affaires habituel en cette période cruciale", égrène l’organisation patronale.

Cette dernière appelle dès lors à un soutien "sans faille" des indépendants et des chefs de PME victimes de la situation.

"Les deux principales mesures fédérales (chômage corona, droit passerelle) ont été prolongées jusqu’au 31 mars. Le moratoire de fait sur les faillites doit aussi se poursuivre et des plans d’apurement doivent être possibles pour les reports de versements de cotisations qui arrivent à échéance", martèle l’UCM.

L’organisation demande enfin l’adaptation des aides régionales aux réductions d’activité imposées par la situation sanitaire.

Le Voka regrette l’absence du baromètre corona à l’issue du Codeco

Le réseau d’entreprises flamand, le Voka, a appelé mercredi, à l’issue du Comité de concertation, à introduire le plus rapidement possible un baromètre corona. Les mesures à venir sont, d’après le réseau, très strictes et représentent une lourde charge pour des milliers d’entreprises du secteur de l’événementiel, de la culture et des loisirs. Il estime que des mesures ciblées sont donc nécessaires.

"Les rapports concernant le variant omicron, hautement contagieux, sont inquiétants", a réagi le directeur général du Voka, Hans Maertens. "La pression sur les soins doit rester gérable. Mais en même temps, la suspension de nombreuses activités sociales intérieures et extérieures jusqu’à la fin janvier est un véritable drame pour les entrepreneurs et les organisations".

Le directeur juge également incompréhensible qu’un baromètre corona n’ait toujours pas été introduit. "Un tel instrument offre quelque chose à quoi s’accrocher et garantit la prévisibilité", explique-t-il. "La politique actuelle plonge les gens et les secteurs dans l’incertitude".

Le réseau d’entreprises demande donc l’introduction d’un tel baromètre d’ici début 2022, qui "nous permettra de vivre, de travailler et de faire des affaires et ce, malgré le virus". Hans Maertens a également souligné l’importance, lors de l’élaboration du baromètre, de tenir compte autant que possible des besoins pratiques des entreprises.

L’organisation indique enfin que tous les efforts doivent être déployés pour maintenir la cadence de la campagne du booster, tout en ne tardant pas à lancer la vaccination sur le lieu de travail. Depuis cette semaine, un projet pilote est en cours dans sept grandes entreprises flamandes.

"Les entreprises se révèlent être un partenaire fiable pour la vaccination de la population", conclut Hans Maertens. "Le virus est un adversaire très coriace, mais avec les vaccins, nous disposons d’une arme efficace. Plus le nombre de personnes vaccinées est élevé, mieux nous sommes protégés en tant que société. Les entreprises sont prêtes à nous aider".

La Pro League espère le retour du public «le plus rapidement possible» en janvier

La Pro League, l’instance du football professionnel belge, espère le retour du public dans les stades "le plus rapidement possible" lors de la reprise en janvier. "Nous allons maintenant continuer à nous concerter avec les autorités et insister pour que le public soit à nouveau autorisé à revenir dans les stades en toute sécurité", a communiqué la Pro League mercredi après la décision du Comité de concertation d’instaurer un huis-clos pour toutes les compétitions sportives.

"La Pro League a toujours été un interlocuteur loyal et constructif. Ceci afin d’offrir aux supporters un divertissement en toute sécurité et de ne pas avoir à subir les lourds coups financiers que les clubs ont connus la saison dernière", peut-on lire dans le communiqué. "Des études démontrent que les activités en plein air ne présentent aucun risque de santé. En outre, nous avons toujours pris des mesures supplémentaires, telles que le port du masque, le CST, l’interdiction de boire, la réduction du transport par car en n’autorisant pas les supporters visiteurs."

Début décembre, la Pro League avait en effet décidé d’interdire le déplacement des supporters visiteurs jusqu’à la fin de l’année civile après les débordements lors des rencontres Beerschot-Antwerp et Standard-Charleroi le 5 décembre dernier.

La 21e journée de Jupiler Pro League prévue les 26 et 27 décembre se jouera donc à huis clos. Après la trêve hivernale, le championnat reprendra ses droits les 14-15-16 janvier. Une 22e journée lors de laquelle le public pourrait déjà faire son retour dans les stades. Le prochain Comité de concertation est en effet prévu autour de la mi-janvier.

Pro League: «Avec moins de recettes et plus de charges, nous allons dans le mur»

Pierre François, le CEO de la Pro League, l’instance du football professionnel belge, a réagi à la décision du Comité de concertation d’instaurer un huis-clos pour toutes les compétitions sportives. "Avec moins de recettes à cause du huis-clos et plus de charges fiscales, nous allons droit dans le mur", a précisé François à la RTBF mercredi.

"Cette décision va faire mal et il y a une grosse inquiétude car il est peu probable que les supporters soient de retour pour la journée de reprise en janvier", a confié Pierre François qui a rappelé que la Pro League avait déjà pris elle-même des mesures. "Nous avions interdit les supporters visiteurs de se déplacer mais aussi fermé des buvettes pour éviter la propagation du virus."

Le CEO de la Pro League a également insisté sur l’impact financier de cette décision, conjuguée à la nouvelle réforme fiscale qui touchera le football belge à partir du 1er janvier. "J’en profite pour lancer un appel au gouvernement car notre secteur ne reçoit pas de subvention", a ajouté François. Nous assumons totalement cette nouvelle réforme fiscale mais la date du 1er janvier 2022 devient intolérable. Nous aimerions travailler par saison et proposons la date du 1er juillet 2022. Je ne conteste pas les mesures et nous avons aussi aidé à accélérer la vaccination, qui était nécessaire pour assister aux matches. Mais il faut penser à l’économie et la situation est délicate. Avec moins de recettes à cause du huis-clos et plus de charges fiscales, nous allons droit dans le mur."

La 21e journée de Jupiler Pro League prévue les 26 et 27 décembre se jouera donc à huis clos. Après la trêve hivernale, le championnat reprendra ses droits les 14-15-16 janvier. Une 22e journée lors de laquelle le public pourrait déjà faire son retour dans les stades. Le prochain Comité de concertation est en effet prévu autour de la mi-janvier.

DéFI: faute d’être passé en gestion du risque, le Codeco a sacrifié le secteur culturel

La fermeture des cinémas et des théâtres est le symbole de l’échec du Comité de concertation (Codeco) à gérer cette crise, a affirmé DéFI, mercredi soir.

"Oui, l’arrivée du variant Omicron demande vigilance et prudence afin de ralentir sa propagation. Oui, nous traversons une épreuve inédite. Mais au bout de deux ans, il y a des enseignements à tirer de cette expérience. Et pourtant, une nouvelle fois, c’est en mode ‘ON-OFF que le Codeco choisit d’avancer. Le Codeco a eu le choix, depuis des mois, de passer de la gestion de crise à la gestion de risques, de mettre en place le baromètre corona. Il a eu le choix, depuis des mois, de mettre en place un plan de ventilation. Il a aussi eu le choix, depuis des mois, d’ouvrir le débat sur la vaccination obligatoire au sein du Parlement" a déploré la formation amarante par voie de communiqué.

Aux yeux de DéFI, il est incompréhensible pour les secteurs une nouvelle fois durement impactés par les nouvelles mesures de voir que leur strict respect des protocoles mis en place n’est pas pris en compte. Le secteur culturel qui doit à nouveau fermer mais aussi les professionnels de l’horeca ou encore ceux de l’événementiel qui vivent dans une perpétuelle incertitude.

"Je regrette profondément les mesures touchant le monde culturel qui est clairement sacrifié. Il est grand temps que le Codeco ait le courage d’ouvrir le débat démocratique sur une politique plus ferme de vaccination; de relancer une campagne sur les gestes barrières; d’accélérer la mise en place du plan ventilation. Il est temps d’explorer toutes les possibilités pour que la mise en "marche/arrêt" de la société soit la toute dernière option", a commenté le président de DéFI, François De Smet.

Incompréhension chez Comeos

La fédération du commerce et des services Comeos ne comprend pas la décision du Comité de concertation d’autoriser les courses à deux personnes maximum à partir de dimanche. "Nous déplorons cette décision. Nous avons déjà prouvé que nous sommes un secteur sûr", a déclaré la porte-parole Deborah Motteux. "Cette décision n’est pas logique car dans les restaurants on peut encore accueillir six personnes".

Elle souligne également que cette décision intervient à un moment important pour le secteur de la vente au détail, d’abord avec Noël et la Saint-Sylvestre et enfin la période des soldes. "A chaque mesure prise, on constate immédiatement un impact sur le nombre de visiteurs dans les magasins", conclut-elle.

Colère et indignation pour l’Opéra Royal de Wallonie-Liège

"C’est un véritable sentiment de colère et d’indignation que nous ressentons face à cette décision, prise unilatéralement et au mépris des efforts conséquents mis en place pour respecter les mesures édictées précédemment", a réagi mercredi l’Opéra Royal de Wallonie-Liège à la suite des nouvelles mesures prises par le Comité de concertation.

"Est-il encore utile de rappeler que, comme nombre d’autres acteurs culturels en Belgique, nous avons appliqué scrupuleusement la limitation des jauges au nombre -ridicule pour une salle telle que la nôtre- des 200 spectateurs, l’usage du CST, la consigne donnée à nos artistes de chanter ou de jouer masqués ou entourés de cloisons de plexiglas, ou encore le testing régulier de tout le personnel, pour ne parler que des dernières mesures? Est-il encore utile de rappeler les multiples études réalisées dans les lieux culturels en Europe (Belgique comprise) qui ont montré, depuis plusieurs mois, que les salles de spectacle ne sont pas des lieux de propagation du virus?", s’indigne l’Opéra.

"Malgré tous les efforts consentis par le secteur culturel, durement éprouvé au cours des derniers mois, celui-ci se trouve une fois de plus victime de décisions incompréhensibles de la part des autorités", ajoute l’institution.

Les représentations d’Otello, Ossia il Moro di Venezia des 26, 28 et 31 décembre n’auront pas lieu. Les détenteurs de tickets seront contactés personnellement par la billetterie en vue du suivi de leurs remboursements.

Incompréhension du KVS et de la Monnaie

"Ils devraient avoir honte", a déclaré le directeur artistique du Koninklijke Vlaamse Schouwburg (KVS) Michael De Cock, en réaction aux nouvelles mesures prises à la suite du Comité de concertation, réuni mercredi. "C’est une gifle en plein visage", a ajouté le directeur de la Monnaie Peter De Caluwe. Les maisons de la culture bruxelloises s’indignent que le Comité de concertation n’ait pas tenu compte de l’avis scientifique du GEMS, le groupe d’experts qui conseille le gouvernement.

Les cinémas, salles de concert et théâtres doivent fermer leurs portes dès dimanche alors qu’ils étaient déjà soumis à une limitation de 200 personnes. Ces derniers mois, le KVS et la Monnaie assurent avoir déjà beaucoup investi pour sécuriser au maximum les activités des artistes et du public.

Il y a beaucoup d’incompréhension. "Qu’est-ce qui ne va pas avec le variant Omicron? Cache-t-on quelque chose? Il n’y a actuellement personne qui soit manifestement tombé malade dans un théâtre", affirme M. De Caluwe.

Une concertation est prévue jeudi soir à l’Ancienne Belgique.