Codeco du 3 décembre 2021: les nouvelles mesures ciblent l’école, le masque, les événements, mais pas l’horeca

L’épidémie de coronavirus est à un niveau inquiétant en Belgique, forçant à nouveau le Comité de concertation à se réunir ce vendredi. De nouvelles mesures ont été prises, notamment pour l’école, dans l’enseignement supérieur et les événements.

À peine une semaine après le codeco du 26 novembre 2021, les autorités du pays associées au sein du Comité de concertation se sont retrouvées, une nouvelle fois, ce 3 décembre. La réunion a débuté à 9h, en présentiel, au palais d'Egmont à Bruxelles et s'est achevée en début d'après-midi. Une conférence de presse du Premier ministre, Alexander De Croo a suivi un peu avant 15h.

Les écoles largement ciblées par le Codeco

Le paquet de nouvelles mesures prisent par les différents acteurs ciblent quelques secteurs en particulier, dont l'enseignement.

Le Comité de concertation a décidé d'allonger les congés de fin d'année, en y ajoutant une semaine supplémentaire, dans les écoles maternelles et primaires. Ces vacances commenceront donc la semaine du lundi 20 décembre, a annoncé le Premier ministre Alexander De Croo.

Des garderies seront toutefois organisées dans les écoles pour les enfants dont les parents ne disposent d'aucune autre solution de garde cette semaine-là.

L’enseignement secondaire sera, lui, organisé sous forme hybride jusqu’aux examens. Ces derniers se dérouleront par contre en présentiel.

En outre, le Codeco a décidé de rendre obligatoire le port du masque dès 6 ans, là où il est déjà obligatoire ainsi qu'à l'école.

Les écoles auront par ailleurs l’obligation d’utiliser dès la semaine prochaine des appareils de mesure du CO2 dans chaque classe ou local où se réunissent de nombreuses personnes. Dès que ces appareils indiqueront une concentration de CO2 supérieure à 900 ppm (particules par million), des actions devront être prises pour améliorer la qualité de l’air. Au-delà de 1.200 ppm, le local devra impérativement être quitté par ses occupants.

Toute classe devra par ailleurs fermer ses portes dès que deux cas positifs y auront été détectés, contre trois à l’heure actuelle. Toutes les activités parascolaires sont par ailleurs interdites jusqu’à nouvel ordre.

Face au Covid, restreindre les activités et les contacts

Ensuite, afin de limiter les contacts au sein de la population, ainsi les risques de propagation du coronavirus, le Codeco a décidé d'interdire les activités en intérieur.

Les mariages et les réceptions de funérailles restent une exception, ainsi que les activités sportives (mais sans public). Vous pouvez aussi toujours rencontrer vos proches à domicile ou dans un hébergement touristique de petite taille (15 personnes maximum).

Les événements à l'intérieur (spectacles, concerts, cinéma, etc.) seront quant à eux limités à 200 personnes assises (avec port du masque et CST obligatoire dès 50 personnes) dès lundi. Dès samedi, les "grands" événements, soit 4000 personnes ou plus, sont interdits.

Pour ce qui est des événements en extérieur, comme les marchés de Noël, le Comité de concertation "rappelle que les organisateurs sont responsables des mesures de gestion de la foule", et demande aux pouvoirs locaux d'être stricts dans les contrôles.

Pour les réunions à la maison, les autorités rappellent qu'il est conseillé de limiter le plus possible les contacts, mais ce n'est pas le retour du concept de "bulles".

Pas de changement pour l’horeca ou le télétravail

Ce qui ne change pas en revanche, ce sont les règles en vigueur dans l'horeca. Alors qu'on avait évoqué une heure de fermeture avancée, il n'en est rien. Les établissements peuvent rester ouverts jusqu'à 23h, avec 6 personnes par table maximum. Au grand soulagement du secteur.

Par ailleurs, l'obligation de télétravail, avec un maximum d'un jour de présence sur le lieu de travail par semaine, est maintenue. Les séances de "team building" et autres fêtes sur le lieu de travail restent interdites, a ajouté le Premier ministre.

Lors d'une intervention à la conférence de presse, le ministre fédéral de la Santé publique, Frank Vandebroucke, a exprimé des regrets : " On aurait pu prendre des mesures plus drastiques ". Avant d'ajouter: "Ce compromis, je le soutiens et nous allons tout mettre en œuvre pour qu'il soit appliqué".